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Ziari l’a confirmé. Le
président a toutes les prérogatives
pour gérer le pays par ordonnance.
Tout à fait ! C’est d’ailleurs le plus
indiqué pour ça !
Les élections locales sont donc reportées à novembre. Car, comme l’a
fait remarquer Madame Hanoune, fidèlement reprise ensuite par la
présidence, il n’est pas judicieux en Algérie d’organiser des élections
pendant le mois de Ramadhan et au moment de la rentrée des classes. Bien
! Mais en même temps, novembre, c’est la période des premières chutes de
feuilles mortes. Est-il vraiment opportun d’organiser une élection
communale au moment où les cantonniers sont affairés à ramasser les
feuilles mortes ? Ne vaudrait-il pas mieux différer d’un mois et tenir
ces locales en décembre ? Mais en même temps, décembre, c’est le mois
des inventaires dans les commerces et entreprises. Il me semble incongru
de demander à une partie des Algériens, au moins un sur trois de stopper
net les inventaires et d’aller voter. Pourquoi pas janvier ? Nous
pourrions aller voter en janvier, non ? La difficulté d’aller voter en
janvier réside dans l’indisponibilité d’un nombre important de nos
responsables la première semaine de janvier. Ils ne seront pas encore
rentrés de leur réveillon à Paris, Genève ou Pointe-à-Pitre. Et même
s’ils rentrent, ils seront encore sous le coup du décalage horaire.
Alors, votons en février ! Là, par contre, se posera le problème de
l’année bissextile. En février prochain, compterons-nous 28 ou 29 jours
? Et oui ! Imaginez que le 28 février tombe un jeudi. Les résultats
seraient alors connus officiellement le vendredi. Donc le 29. Et les
présidents d’APC et d’APW ainsi que les exécutifs locaux seraient
installés le 1er mars. Alors, autant voter en mars, non ? Sauf qu’en
mars, c’est la période de pollinisation, facteur aggravant dans les
allergies en tout genre. Et comme on ne peut pas voter en septembre à
cause du Ramadhan et de la bouche qui pue, on ne peut pas voter en mars
à cause des éternuements et de l’urticaire. Alors ? Alors, autant faire
comme pour le 17 mai et fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar
qui continue.
H. L.
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