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Le deuxième tour des législatives de dimanche, s’il ne bouleverse pas
en profondeur le paysage politique français, a créé beaucoup de
surprises : la majorité absolue mais non écrasante de la droite qui
obtient 319 voix, bien en deçà des prévisions et des espoirs de Sarkozy
et des siens ; une gauche qui arrive à ré-embrayer et rafle, contre
toute attente, 230 sièges, soit plus de 50 sièges que dans l’ancienne
législature ; un Parti communiste que beaucoup donnaient moribond et qui
obtient malgré tout 18 sièges ; une opposition de gauche partie
perdante, disait-on, mais qui deviendra réelle dans l’hémicycle ; une
défaite sans appel de l’extrême droite dont la seule rescapée du premier
tour, Marine le Pen, est définitivement battue, et enfin à gauche, le
temps des ruptures personnelles annoncées inopportunément et ruptures
politiques inévitables qui vont suivre et au gouvernement le temps de la
difficile gestion de la défaite magistrale du numéro 2 du gouvernement,
Alain Juppé, et qu’il va falloir remplacer, compléter l’équipe aux
commandes de Fillon et enfin tirer les enseignements du recul du parti
au pouvoir.
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