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Les méfaits de la présence française en
Algérie. Enfin
un Français qui se repent et reconnaît ses erreurs.
Cavalli
Le week-end intermédiaire ! Je lis «émerveillé» cette bondieuserie
toute chaude qui vient de nous tomber dessus. Jusqu'à maintenant, je
connaissais le week-end universel. Dans certains pays d’islam au
pouvoir, il y a le week-end du jeudi/vendredi. Là, maintenant, selon
toute vraisemblance, il va nous falloir très vite nous habituer à cette
nouveauté, le week-end intermédiaire. Y a que chez nous que ça se passe
comme ça ! Personne parmi ceux qui ont le pouvoir de le faire
n’interviendra dans le débat pour prendre une décision claire, audible
par tous, intelligible, qui ne prête pas à équivoque et qui se résume à
peu près à ceci : «A partir de la date el flaniya, et au vu des
impératifs économiques nationaux et internationaux qui s’imposent au
pays, l’Algérie revient au week-end universel !» Ou alors, a contrario,
les mêmes personnes qui en ont le pouvoir viendraient nous dire : «Au vu
du sacro-saint principe consacré par la Constitution de l’islam religion
de l’Etat, il n’est pas question de toucher à l’organisation du temps de
repos hebdomadaire. Ça restera le jeudi/vendredi.» Rien de tout cela.
Chez nous, on préfère se tortiller le croupion et nous balancer en
ballon-sonde cette énormité de week-end intermédiaire. Tout comme on a,
par le passé créé des parlements transitoires, des commissions
provisoires, et plus près de nous, un gouvernement intérimaire. Il
paraît qu’un week-end intermédiaire juché sur le vendredi et le samedi,
c’est un habile compromis entre l’universalisme et l’islamisme. Une
sorte de «je cède sans donner l’impression de céder ! » Je me permets
tout de même de poser une question : avant 1976 et le basculage sur le
jeudi/vendredi, les Algériens étaient-ils moins musulmans ? L’Etat
était-il plus mécréant ? La foi moins ancrée dans la population ? Je
fume du thé et je reste éveillé tous les jours de la semaine, week-end y
compris, le cauchemar continue.
H. L.
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