Culture : ANDALOUSSIATE D’ALGER
El Widadia honore la ville des Roses


Invitée dans le cadre de la 4e édition d’Andaloussiate d’Alger, organisée par l’Office art et culture de la wilaya d’Alger, l’association musicale El Widadia de Blida a amplement honoré, mardi dernier, la ville des Roses en se produisant, comme les grands, au complexe culturel El Hadi Flici à Alger. Interprétant, sous la houlette du Dr Chabane Lamari, des chants puisés du répertoire andalou et hawzi, El Widadia s’est surpassé tant sur le plan vocal qu’instrumental.
Le choix du programme a été porté sur la noubaZidane que la jeune talentueuse Menel Cheikh a si bien entamé avec un m’sadar intitulé Touhiya bikoum koulou ardhin (Est ressuscitée toute terre qui vous accueille), suivi d’un istikhbar excellemment chanté par Nour Eddine Bersali, celui-là même qui nous rappelle le regretté Dahmane Benachour. Mohamed Belkhodja, dont on avait l’habitude de savourer le jeu du violon, a cette fois-ci interprété un derdj Zidane : Mata nestarihou ? (Quand allons-nous nous délasser ?). La nouba sera clôturée par une série de kh’lassate très rythmés. Quant à la seconde partie du programme, elle a été réservée à un genre plus léger et d’accès facile par rapport aux textes. C’est celui du hawzi. Karim Kacemi ouvrira le bal avec une jolie pièce de Boumediène Bensahla : Sidi men yessel âla ka’hl el âyen (Qui demande auprès de celle qui possède des yeux noirs). Menel Cheikh revient et chante Meyli Sadr hnine du même poète Bensahla Ghada, connu pour sa mirifique voix, et ne se contentera pas d’une seule chanson puisque à elle seule, elle interprètera au moins quatre quacidate dont Ana tewyeri ou sifate echchemaâ. Le public qui est venu en force pour cette soirée, sachant à l’évidence qu’il ne sera pas déçu, sera étonné d’entendre une chaude voix qu’il n’arrivait pas à situer. C’était en définitive celle du percussionniste Rachid Aït Iddir. Mal h’bibi malou (Qu’at- elle ma bien-aimée) sera admirablement roucoulé. El Widadia a encore une fois fait étalage de sa maestria pour montrer qu’elle est une formation qui sait charmer son public.
M. Belarbi

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