Actualités : Vox Populi : vos contributions

Cet été, les billets de nos lecteurs sont à la Une de notre quotidien. Cette forme d’expression citoyenne, absolument unique, demande que l’on respecte certaines règles déontologiques comme éviter l’insulte et la diffamation ou encore ne pas citer un cas précis sans preuves.
Envoyez vos billets à : farahmaamar@ yahoo.fr
Attention ! Certains textes sont trop longs. Veillez à ne pas dépasser les 1000 signes.

Consulat de Montréal : la bureaucratie encore !
Encore un fait vécu au consulat d'Algérie à Montréal. Je me présente une semaine avant le départ de ma femme et mes enfants (tous mineurs) au bled. Je remplis le formulaire d'"autorisation paternelle" pour permettre à mes enfants de quitter le territoire national... Je ne questionne pas ici la légalité ou le bien ou malfondé d'une telle mesure... Je demande au préposé du consulat — un homme d'un certain âge — affichant une grande expérience dans les affaires consulaires, de m'authentifier le formulaire que j'avais rempli à la main. Monsieur Tel me dit qu'il ne peut signer le document puisque la validité du document (trois mois) prend acte à partir du jour de sa signature et non à partir de la journée de départ. Alors, je concède et remplis un autre formulaire et ai spécifié (selon ses directives) la date à laquelle je me suis présenté. Ironie du sort, un autre compatriote attend son tour juste derrière moi et voudrait se faire délivrer lui aussi le même document... Après les accolades d'usage (comme le font certaines personnes d'influence) avec le même préposé et après avoir échangé quelques Ho Ho Ho, ledit compatriote demanda qu'on lui signe l'autorisation paternelle pour sa fille, seulement, pour la date, il demanda de la différer pour quelques semaines afin de ne pas perdre sa validité... Il a même choisi la date qu'il voudrait mettre sur l'autorisation et notre Monsieur Tel l'a signé sans exiger que la date que devrait porter l'autorisation soit la même date de la journée de délivrance... Et toute l'action s'est déroulée devant mes yeux, à peine à quelques centimètres de l'action... UNE LOI... DEUX MESURES... Honte à vous M. le fonctionnaire du consulat d'Algérie à Montréal...

Mon pays
Je m'appelle S. M. et je réside dans une ville moderne au Canada. Je suis originaire d'un village perché de la Kabylie. J'aurais pu, moi et les miens, rester en Algérie (puisque la voie est bloquée, vu que les hautes autorités algériennes n'ont rien trouvé de mieux que nous considérer comme un troupeau d'ovins, pour le plaisir de leur tenir compagnie, c'est par amour pour ce pays que je l'ai quitté et non le contraire, ayant peur de me transformer en prédateur sanguinaire. Moi, franchement ça me fait rire noir d'entendre quelqu'un qui s'est volontairement cloué au pays, sous le règne des étoiles despotes, enseigner le patriotisme (vous remarquerez que l'exil est la suite sincère du patriotisme). Moi, je me réveille chaque matin dans mon pays d'adoption et j'allume tranquillement la radio pour écouter les infos, en sachant qu'aucune bombe n'explosera, qu'aucun militaire aimant sincèrement son pays ne prendra le pouvoir et qu'aucun citoyen patriote ne cautionnera la junte et son arbitraire.
S. M. (de Beni Messous au Canada)

Le beau temps existe ailleurs
IIs ont voté une loi pour la réconciliation nationale entre le petit peuple et les terros...(oups! c'est interdit de toucher à la dignité). Désolé et c'est bien, mais le plus judicieux c'est que le pouvoir ou ceux qui décident du mauvais temps (le beau temps existe ailleurs) se réconcilient avec leur patrie (s'ils veulent retourner sur notre galaxie), avec leur religion (?) et avec leur conscience. S’ils ont une, enfin avec leur âme. Merci. Aussi haut que l'on soit, on est jamais assis que sur son c...!
Abyss True

Foot-Fric
En football, on a coutume de dire que le public est le 12e homme. En Algérie, il faut désormais compter avec le 13e homme : le président charlatan. Si les prestations footballistiques sur le terrain sont si médiocres le jeudi après-midi, c’est que le sport roi est géré par des hommes dénués de toute éthique sportive, et qui s’adonnent, en cette fin de saison, à leur exercice favori : enflammer le marché des transferts avec des montants aussi exorbitants qu’immérités. C’est à se demander d’où vient tout cet argent, alors que les jeunes des catégories inférieures sont obligés d’acheter leurs chaussures eux-mêmes. Comme quoi, l’argent et le foot font une bonne mayonnaise, qui sied tellement aux salades de nos présidents.
Aliane Merouane, T-Ouzou

Saher, pouquoi ?
Je peux comprendre la haine et la férocité de l'être humain envers un adulte, mais ce que je ne comprends pas et je n'arriverai pas à comprendre qu’un père ou une mère en arrive à tabasser et torturer son enfant jusqu'à la mort. Pourquoi toute cette haine. C’est impensable pour moi de l'imaginer. Je ne peux qualifier ces atrocités que comme l’acte d'un être psychopathe ou barjot, car même un animal sauvage ne se débarrasse pas de sa progéniture de cette façon. L'amour qui porte une femme pour son mari est un amour avec condition, mais l'amour que l’on porte envers son enfant, est un amour sans condition. Que Dieu Tout-Puissant t'accueille en Son Vaste Paradis, Saher.
Med Saïd Kadir

Yacine
J'ai pleuré pour le petit Yacine que je ne connaissais pas; j'ai imaginé la douleur des parents. Merci à PIF le chien qui a réussi là où ......le diable s'en est mêlé. Je propose que pour descendre Errahma, d'envoyer les époux Bouchelouh faire une omra début septembre grâce au geste d'Air Algérie (qui assure la gratuité des billets) et au produit d'une souscription qui pourrait être ouverte et à laquelle je participerai en premier.
Merci Omar

Je saisis la télécommande"
Dans ma filière, nos professeurs nous conseillent d’être à la page et de regarder constamment la chaîne algérienne. Je me conduis en bonne élève, et je m’assois en face de la télé, le cœur lourd, je choisis la chaîne algérienne, mais à ma grande déception, cela finit toujours par m’exaspérer, et je fais toujours le même geste machinal «je saisis la télécommande…» Franchement, je ne trouve aucune créativité, ni nouveauté d’ailleurs, que ce soit dans les infos, qui font une sorte de louanges à la gloire du leader, ou dans les feuilletons, dont la plupart des scènes sont faites de cris et de harcèlements, je me dis alors, pourquoi veut-on limiter l’audiovisuel à deux chaînes qui passent souvent les mêmes programmes ? C’est le monopole de l’Etat qui n’accepte pas le deuxième avis «la base de toute démocratie» et qui, par conséquent, limite l’imagination sous prétexte que l’audiovisuel est un moyen médiatique lourd, qui peut supprimer les valeurs de tout un peuple, et peut-être même causer sa… folie !
Amira F.

Seïf El Hadjadj
En partant d'un principe simple et efficace je crois que l'Etat algérien peut mettre fin au terrorisme s’il appliquait ses propres décisions. Le président de la République avait fixé une date pour la fin des opérations de repentance (Seïf El Hadjadj). Mais cette date est constamment reculée et lorsqu’on pose la question à M. Zerhouni, il répond qu’on ne peut tout de même pas refouler un terroriste qui se rend ! Les terroristes repentis peuvent vivre en communion avec nous, comme des frères. Ils ont même le droit au vaccin : ils ont vécu longtemps dans le maquis, dans des conditions d’hygiène douteuses et on ne sait jamais. Peut-être qu’ils ont attrapé la peste ou la rage, deux maladies contagieuses et personne n’est à l’abri. On a beaucoup de chance d'attraper une mouche avec du miel que de l'attraper avec du vinaigre.
Med Saïd Kadir

Béjaïa : sacré immeuble !
Depuis février 2007, le calvaire persiste et signe, l'eau n'arrive pas aux robinets des résidants de l'immeuble sis 4, rue du Vieillard, Béjaïa. Cette situation s'aggrave de jour en jour. Il est à signaler que l'ensemble des résidants de la rue du Vieillard et ses environnements sont alimentés régulièrement en eau, à l'exception de cet immeuble. Quelles sont les véritables causes de cette situation qui ne cesse de perturber la quiétude des habitants de cet immeuble. Ils sont quotidiennement contraints de courir chez les voisins, parents ou amis et de s'approvisionner aux quartiers limitrophes. En espérant voir de nouveau l'eau couler dans leurs robinets, les habitants de cet immeuble interpellent les pouvoirs publics à venir contrôler d'eux-même cette pénurie et d'y remédier.
ABDERRAHIM Kamal 4, rue du Vieillard, Béjaïa

Les harraga et les foutaises ...
Animés d'un rêve fou et brutal, ils songent à aller tenter la traversée de la Méditerranée pour échapper à la mal-vie et à la monotonie. Les jeunes harraga ne croient plus aux foutaises et par réaction ils sont fait leur propre devise : «Lazem Nbougi, yakelni rougi khir mayakelni doude" qui se traduit par : "Il faut s'en sortir, plutôt être mangé par le poisson de mer que par le ver de terre".
Nema, Alger
Proverbe : "La vie sans la musique est une erreur."
Goethe

Les mauvais gagnants
Nous comprenons (sans les excuser), nos joueurs et entraîneurs de football, mauvais «perdants», qui accusent l’arbitrage, les conditions atmosphériques, etc. Mais que dire de cette nouvelle race de mauvais «gagnants» qui, malgré un succès miraculeux aux élections présidentielles de 2004, s’en sont pris gratuitement et avec une haine injustifiée aux citoyens ayant supporté M. Ali Benflis. Certains cadres de l’Etat ont été licenciés, humiliés et expulsés sans ménagement, en un mot ils ont été «gommés» du circuit de l’Etat, réduits au silence par les tenants de l’autorité, qui abusent des pouvoirs (éphémères) que leur confère l’Etat, pour régler leurs comptes d’une aussi vile manière, avec, nous semble-t-il, l’approbation discrète de qui nous savons. Ce type de comportement ampute la politique de sa dimension de noblesse, pour réduire cette science à une vulgaire foire d’empoigne où les coups les plus bas semblent permis. Et que l’on ne vienne surtout pas nous infliger une leçon de nationalisme attardée, lorsqu’en zappant, il nous arrive de lorgner avec envie de l’autre côté de la mer, un président fraîchement élu, qui tend la main avec noblesse à ses anciens adversaires politiques (et néanmoins toujours citoyens à part entière de ce pays), pour leur permettre d’œuvrer à ses côtés pour le bien-être de leurs pays…
S. Kadi (Alger)

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