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En vertu des recommandations du président, tous les élèves
recalés au BEM pourront malgré tout accéder directement
en…
…terminale
Suite et surtout pas fin du feuilleton à succès «Tout est possible en Algérie
!» Souvenez-vous, lors du dernier épisode, Le Soir d’Algérie vous avait narré
cette incroyable histoire d’une paire de traversins, d’une autre paire de lampes
de chevet et d’une parure de draps achetées à 60 000 euros par une entreprise
algérienne. Eh bien, voilà tout chaud tout beau un nouvel épisode encore plus
croustillant que le premier : un couscoussier à 38 millions. Ya boureb ! J’ai
d’abord pensé que l’engin était une œuvre inédite d’Andy Warhol, dans sa période
orientale. Renseignements pris, la star du pop’art n’a rien à voir avec notre
couscoussier. J’ai alors pensé que l’objet devait être fait dans un métal
précieux, de l’or, serti de diamants de 18 carats. Ceux qui ont vu la «bête»
m’ont juré que non. Le couscoussier est fait dans une matière, certes, noble,
mais pas précieuse pour un sou. Mais alors, par quel étrange mécanisme une
entreprise publique algérienne achète-elle un couscoussier à 38 patates ? Un
couscoussier pratiquement au prix d’une Maruti neuve, ça décoifferait un chauve
! De plus en plus intrigué, j’ai poursuivi mon enquête. Si le couscoussier à 38
plaques n’est pas l’œuvre d’un artiste immortel, n’est pas fait d’or et de
diamants, c’est qu’il doit être doté de pouvoirs surnaturels. Peut-être, me
suis-je dis, que le couscous, el kesskass, ettaâm, berboucha qu’on préparerait
dedans aurait des vertus extraordinaires. Quelques cuillerées de couscous cuit
dans l’ustensile magique et hop, votre QI grimpe à 250 ! Ou alors, c’est que le
couscous de notre couscoussier a le pouvoir de guérir les maladies réputées
incurables. Ou bien, c’est que le couscoussier assure à son détenteur une
longévité exceptionnelle. Une sorte de graal, de corne d’opulence, de fontaine
de jouvence. C’est, me semble-t-il, la seule explication plausible. Car,
effectivement, depuis qu’il a ce couscoussier à portée de main, son
propriétaire, notre patron de boîte publique dure et perdure à la tête de son
entreprise. Alors, si demain vous croisez un homme avec un couscoussier sous le
bras, lui parlant et le cajolant amoureusement, ne pensez pas qu’il a… un grain.
C’est juste que notre homme a compris mieux que quiconque que le couscous est
vraiment le plat national et qu’aucun ustensile, fût-il le plus cher
couscoussier du monde ne sera assez beau pour le mitonner. Bon appétit les
monstres ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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