Lundi 02 juillet 2007
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KESSKASS, ETTAAM, BERBOUCHA !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

En vertu des recommandations du président, tous les élèves recalés au BEM pourront malgré tout accéder directement en…

…terminale

Suite et surtout pas fin du feuilleton à succès «Tout est possible en Algérie !» Souvenez-vous, lors du dernier épisode, Le Soir d’Algérie vous avait narré cette incroyable histoire d’une paire de traversins, d’une autre paire de lampes de chevet et d’une parure de draps achetées à 60 000 euros par une entreprise algérienne. Eh bien, voilà tout chaud tout beau un nouvel épisode encore plus croustillant que le premier : un couscoussier à 38 millions. Ya boureb ! J’ai d’abord pensé que l’engin était une œuvre inédite d’Andy Warhol, dans sa période orientale. Renseignements pris, la star du pop’art n’a rien à voir avec notre couscoussier. J’ai alors pensé que l’objet devait être fait dans un métal précieux, de l’or, serti de diamants de 18 carats. Ceux qui ont vu la «bête» m’ont juré que non. Le couscoussier est fait dans une matière, certes, noble, mais pas précieuse pour un sou. Mais alors, par quel étrange mécanisme une entreprise publique algérienne achète-elle un couscoussier à 38 patates ? Un couscoussier pratiquement au prix d’une Maruti neuve, ça décoifferait un chauve ! De plus en plus intrigué, j’ai poursuivi mon enquête. Si le couscoussier à 38 plaques n’est pas l’œuvre d’un artiste immortel, n’est pas fait d’or et de diamants, c’est qu’il doit être doté de pouvoirs surnaturels. Peut-être, me suis-je dis, que le couscous, el kesskass, ettaâm, berboucha qu’on préparerait dedans aurait des vertus extraordinaires. Quelques cuillerées de couscous cuit dans l’ustensile magique et hop, votre QI grimpe à 250 ! Ou alors, c’est que le couscous de notre couscoussier a le pouvoir de guérir les maladies réputées incurables. Ou bien, c’est que le couscoussier assure à son détenteur une longévité exceptionnelle. Une sorte de graal, de corne d’opulence, de fontaine de jouvence. C’est, me semble-t-il, la seule explication plausible. Car, effectivement, depuis qu’il a ce couscoussier à portée de main, son propriétaire, notre patron de boîte publique dure et perdure à la tête de son entreprise. Alors, si demain vous croisez un homme avec un couscoussier sous le bras, lui parlant et le cajolant amoureusement, ne pensez pas qu’il a… un grain. C’est juste que notre homme a compris mieux que quiconque que le couscous est vraiment le plat national et qu’aucun ustensile, fût-il le plus cher couscoussier du monde ne sera assez beau pour le mitonner. Bon appétit les monstres ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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  Éxclusif : HADJERES AU “SOIR D’ALGERIE”

«Réhabiliter ensemble la fonction noble du politique, la construction de solutions de paix et de mieux-être, acceptables et vivables pour la majorité»

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