Dimanche 08 juillet 2007
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ERADICATEUR HIER,
AUJOURD'HUI ET DEMAIN !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

«Dans la même journée, celle du 5 juillet, le wali
de Tizi-Ouzou et la Constitution algérienne échappaient
à un attentat.»

 

Que Dieu leur prête longue vie à tous les deux !

S’il ne s’était pas agi de vies humaines, de détresse profonde, de familles déchirées et meurtries à jamais, j’en aurais presque ri. Mais là, franchement, je ne ris pas ! Comment peut-on aujourd’hui, tranquillement, sur un ton monocorde, de manière presque inaudible, comme au passage, sans avoir l’air d’y toucher, dans un battement de cils, en quasi-catimini venir ordonner solennellement, donner instruction ferme et plus que ferme à l’armée d’éradiquer le terrorisme, alors qu’il y a quelques mois — que dis-je ? — quelques semaines — que dis-je ? — quelques jours, les tangos étaient adulés, chouchoutés, dorlotés, pensionnés, retraités et anoblis ? On peut faire des volte-face lorsqu’on joue au poker, lorsque qu’on joue au monopoly, lorsqu’on joue à «t’chila !». Mais là, il ne s’agit pas d’un jeu. Il s’agit d’une institution formée de milliers d’hommes et de femmes habillés par la République, façonnés par la République, pétris par la République pour la défendre contre ceux qui veulent l’abattre. On ne peut pas dire à ce corps spécial de défense républicaine «attends coco, on peut négocier avec les tangos», revenir deux mois après et lui dire : «Dans cette guerre, il y a deux belligérants et aucun d’eux ne doit se sentir humilié», revenir deux ou trois mois après et lui dire : «Ça y est ! C’est la concorde, c’est la réconciliation, c’est la fraternité tous azimuts, j’ouvre les portes des prisons du pays pour en libérer les barbus !», et revenir aujourd’hui pour finir par lui dire : «En fait non, faut leur régler leur compte aux tangos, pas de quartier, un bon tango est un tango mort, sus aux groupes armés !» La lutte contre le terrorisme n’est pas une histoire de trajectoire personnelle fluctuante. La lutte contre les barbus est le continuum d’un serment fait aux martyrs par un peuple et son armée qui n’avaient pas d’autre issue que de livrer bataille aux tueurs ici, en Algérie. En fait, toute la différence est là. Entre ceux qui n’avaient pas le choix et ceux qui l’avait. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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  Éxclusif : HADJERES AU “SOIR D’ALGERIE”

«Réhabiliter ensemble la fonction noble du politique, la construction de solutions de paix et de mieux-être, acceptables et vivables pour la majorité»

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