Le procureur près le tribunal d’Es-Seddikia d’Oran a requis hier après-midi une peine de 1 an de prison ferme et 5000 DA d’amende contre les émeutiers des Planteurs au nombre de 14. En effet, c’est hier que se déroulait le procès des 14 manifestants, après un premier report qui a eu lieu le 9 juillet dernier en raison de l’absence des parties civiles. Les faits reprochés aux prévenus, qui sont incarcérés depuis le 2 juillet, se sont déroulés le 1er juillet suite aux manifestations qui avaient eu lieu au quartier Sid-El-Houari devant les locaux de l’OPGI. Les heurts qui ont éclaté ce jour-là faisaient suite à une forte contestation de l’attribution de logements sociaux entrant dans le cadre d’une opération de relogement aux Planteurs. Poursuivis pour les chefs d’inculpation de trouble à l’ordre public, attroupement illégal, destruction de biens publics et privés, ports d’armes prohibées, les 14 prévenus ont, devant la juge qui les interrogeait, tous nié leur participation à la manifestation et d’être les auteurs des actes de violence à l’encontre des policiers. D’ailleurs sur les 22 agents de police blessés ce jour-là, seuls 9 étaient présents, en tant que partie civile, lors de l’audience d’hier. Les 8 avocats constitués par des manifestants ont, dans des plaidoiries très brèves, relevé qu’aucun fait concret n’avait pu être relevé contre les manifestants et leurs mandants, puisque même les policiers blessés présents hier ont déclaré être incapables d’identifier les 14 prévenus arguant que ce jour-là nombre de manifestants avaient le visage couvert. A souligner d’ailleurs que parmi les accusés figurait un commerçant dont la devanture se trouve juste en face du siège de l’OPGI où ont été déclenchés les heurts et que c’est alors qu’il baissait le rideau de son magasin qu’il fut arrêté. Un autre prévenu arrêté ce jour-là en même temps que son fils expliquera à la juge qu’il était venu à l’OPGI pour régler un problème de logement. Son fils inquiet de son retard était venu pour le chercher. Ils se feront alors tous deux arrêter au moment de la charge des policiers. Dans la salle, les familles, le visage tendu, tentent de suivre les déclarations du fils, du père ou du frère, la salle suffocante depuis le début de la journée n’a pu avoir raison d’eux. Finalement, après les plaidoiries des parties civiles dont le représentant du Trésor public qui réclame 20 millions de dommages et intérêts la juge laissera en délibéré le verdict qui devait être rendu en début de soirée. Fayçal M.
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