Le tribunal criminel de la cour d’Alger a prononcé, hier, des peines de 7 années de réclusion criminelle contre Bachir Frik, l’exwali d’Oran, et de 6 années contre Laoufi Tayeb, ex-directeur de l’agence foncière. Hacène Belas et Chaâbane Makhloufi, respectivement ex-directeur des Domaines d’Oran et ex-responsable de l’OPGI, ont été condamnés à 4 et 3 ans de réclusion criminelle. Ces peines sont assorties de fortes amendes, 1 million de dinars pour Frik et Laoufi, 500 000 dinars pour Belas et Makhloufi. Le tribunal criminel, qui siège en deuxième instance dans cette affaire, a confirmé, une nouvelle fois, les chefs d’accusation retenus contre les 4 prévenus, à savoir «dilapidation et complicité de dilapidation de deniers publics». Rappelons que les peines prononcées en première instance étaient de 8 années de réclusion criminelle contre Frik et Laoufi, de 5 et 3 années contre Belas et Makhloufi. Hier, en prononçant ce verdict, le président du tribunal a jeté l’émoi dans la salle d’audience. Les quatre accusés, leurs familles et le collectif de la défense ne s’attendaient en effet pas à une telle sentence. «C’est une véritable douche froide», affirmera un des avocats de Frik. Pourtant, lui et ses confrères se sont attelés, deux jours durant, à démonter un à un les chefs d’accusation retenus contre leurs clients. C’est notamment le cas de Mes Bourayou, Sidhoum et Bouabdallah qui ont démontré que l’affaire Frik n’est qu’un «dossier préfabriqué » par quelques pontes du système. Un dossier qui s’est finalement refermé hier sur un arrière-goût de règlement de comptes. T. H.
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