Mardi 17 juillet 2007
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Régions : MASCARA
Quand l'eau se fait désirer à Sig


Quand vous arrivez dans la ville de Sig, la circulation est dense en ce premier jour de semaine sur le boulevard principal qui est un peu la vitrine de la cité des Olives.
Passant devant l’ancien siège de l’Emac, aujourd’hui fermé, nous avons souvenance de la qualité de la chaussure qui était produite ici. L’entreprise a cessé son activité comme d’autres à caractère industriel, par contre, et malgré les temps durs en ce qui concerne l’olive, les confiseries ont survécu et se sont même multipliées. On recense plus d’une cinquantaine de confiseries et la ville a même dû faire face à des problèmes d’évacuation de déchets provenant des usines. De l’autre côté, l’on devra encore attendre pour évacuer la pollution provenant de l’entreprise des matériaux non ferreux puisque la délocalisation est reportée aux calendes grecques. Arrivés devant le siège de l’APC, nous remarquons les transformations qui y ont été opérées, la restauration qui a débuté il y a une dizaine de jours a été achevée et l’édifice a fait peau neuve. Il date de 1898. Les citernes font partie du décor dans la cité des olives et nous en remarquons une à proximité de l’Apc. L’eau est utilisée pour arroser les espaces verts. L’on en recense plus de 130 et la pénurie d’eau explique ce ballet incessant de citernes. L’eau justement est le sujet de notre entretien avec le P/APC, M. Zaumani. L’on nous explique que les engins qui véhiculent l’eau sont soumis à un contrôle rigoureux pour prévenir contre les risques, mais il y en a certainement qui y échappent, l’eau provient de Sidi Ouchen Anatra et parfois même de citernes venant de Misserguin dans la wilaya d’Oran. Cela fait plus de trente ans, nous dit le présiden de l’Apc, que Sig souffre et que les robinets sont à sec. Pour la triste histoire, il nous dira que voilà des lustres que des citoyens n’ont pas fait leurs ablutions aux fontaines. A l’ordre du jour donc la station de traitement dont s’est enrichie la ville et l’eau qui y est produite devrait arriver dans les cabinets sous peu. Elle parvient du barrage Chorfa via le petit barrage et elle est traitée avec une capacité de 400 mètres cubes/heure. La capacité quotidienne avoisinerait les 6 000 mètres cubes et notre interlocuteur nous fait savoir que les capacités de stockage sont suffisantes, puisque celles des châteaux d’eau devraient être portées à 1 000m3 et sa gestion reviendrait à l’ADG. Paradoxalement quand nous évoquons les MTH l’on apprend que malgré cette situation la ville n’y a fait face que durant ces dernières années et c’est tant mieux. Donc pour les 75 000 habitants de Sig, le calvaire devrait bientôt prendre fin à la faveur de la mise en fonction de la station de traitement qui, rappelons-le, a été sabotée vers la fin des années 1990 et sa réhabilitation aura nécessité plus de dix milliards de centimes alors que l’opération de dévasement du petit barrage portant sur une quantité de 200 000m3 de vase est engagée. Les agglomérations secondaires de Khrouf (Oued Naïl, Haï Boudali, Kharouba...) devraient également profiter de ce plus à l’instar de la zone industrielle, pour laquelle les travaux d’adduction ont été programmés. Donc en termes de développement, l’eau reste la préoccupation principale et le wali de Mascara en a fait son cheval de bataille. Toujours dans ce chapitre, la deuxième tranche portant sur le réseau d’AEP qui doit être rénové est entamée alors que la première a été achevée. Dans le chapitre agriculture et eu égard aux besoins des migrants, l’on apprend qu’il a été attribué pour la campagne 7 000 000 m3 répartis en deux phases alors que l’étude a été lancée pour la réalisation de canaux souterrains d’irrigation, puisque les anciens sont vétustes ou complètement détériorés. Ainsi devrait être résolue la crise de l’eau dans la ville de Sig celle qui a le plus souffert dans la wilaya de Mascara.
M. Meddeber

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