C’est l’unanimité, le Festival national de la marionnette est le fait culturel marquant de l’année 2007 à Chlef. Ce renouveau a été impulsé par les inaugurations des différentes structures culturelles, telles que la bibliothèque régionale, le conservatoire, le théâtre de verdure de Ténès, en attendant la future Ecole des beaux-arts et le Palais de la culture annoncés pour bientôt. C’est dans un tel bouillon de culture que s’est déroulé la manifestation pendant une semaine. L’événement, qui n’est pas passé inaperçu, a vu des files d’attente devant le musée grossir de jour en jour. Il a fallu tout le savoir-faire et la vigilance du directeur pour canaliser cette foule d’enfants, avide de divertissements culturels. Qu’à cela ne tienne, il ne faudrait pas s’endormir sur ses lauriers, car beaucoup de chemin reste à parcourir pour atteindre le rythme de croisière. Il serait intéressant de noter que la dernière troupe à se produire a été l’œuvre, juste avant sa mort, de Ould Abderahmane Kaki, un célèbre dramaturge de Mostaganem. Le titre de la pièce L’Orpheline, est tout un programme. L’ambiance est bon enfant. Nacéra de Radio Chlef, la présentatrice, essaie tant bien que mal de trouver ses marques. Le directeur se bat sur tous les fronts pour régler la lumière, accorder le son, trouver le bon emplacement des décors, aidé en cela par Mlles Medigh et Bendaïmi. Ainsi, le protocole est bien huilé pour accueillir un joli numéro, l’illusionniste, suivi dans la série “ Ça hume bon le terroir”, d’un spectacle de chants et danses bédouis, monté par Abdelkader Hamel qui nous a communiqué la nostalgie de notre enfance. Le wali de Chlef, Mohamed Ghazi, s’invite aux débats, en déclarant : “il est impératif que la culture s’ouvre à l’université”. Les onze troupes participantes reçoivent des cadeaux. Tous les acteurs, entourés des autorités locales, montent sur la scène comme pour sceller la fraternité et l’unité d’un peuple en ce jour anniversaire de l’Indépendance et de la jeunesse. Au moment où des youyous fusent de partout, quelques enfants, dont Fella, Rahane, Selma improvisent un numéro de marionnettes. Le jury, composé de Chioune, Aichouba, Missoum, récompense Chlef, Sidi Bel-Abbès, Oran, Mostaganem, Sétif, et constate que le niveau, bien que faible, est au-dessus de la moyenne. Un responsable culturel recommande le changement de dénomination, car l’actuel appellation, “Masrah el araiss”, traduite en arabe, prête à confusion, au vu d’une missive, demandant d’unir une trentaine de couples. Le directeur de la culture, visiblement ravi, du déroulement de la manifestation, annonce la clôture officielle du festival. M. A.
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