Mardi 17 juillet 2007
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Sports : LES SPORTS MÉCANIQUES EN DEUIL
Feu Sayoud Mohamed-Lamine et le paradis du karting


Mourir à trente et un ans pour un rêve, un projet généreux dédié aux jeunes de Batna. C’était sa passion, sa vocation, sa raison de vivre, son engagement, sa façon si modeste et si touchante de servir les jeunes. Il en parlait sans cesse à ses proches, à ses amis et à sa femme surtout. Il l’a laissé veuve trop jeune avec un petit môme de dix mois. Et il mourut de façon si inattendue, trop cruelle. Une simple chute sur la piste du karting, lors du septième festival national des sports mécaniques qu’abritait Batna du 3 au 6 juillet.
Comment parler d’une telle douleur, de ce deuil qui gâcha la fête et qui laisse en suspens un rêve si merveilleux. Il a su en un temps record communiquer ce rêve à de nombreux jeunes de la ville, auxquels il promettait de transformer le centre en pépinière nationale des sports mécaniques. Il voulait tant les sortir de la médiocrité, du syndrome de la lassitude précoce et du désespoir insensé, contagieux, scandaleux qui meuble trop de journées gaspillées inutilement. Il voulait un paradis pour les jeunes de Batna. Son projet à lui était tout simple : l’avenir, la réussite, l’espoir, la compétitivité, l’excellence. Il suffit de leur donner le goût de l’audace, de l’adresse, du défi… pour en faire des vrais chevaliers sur des montures mécaniques. Il voyait déjà se profiler dans leurs yeux brillants, émerveillés des futurs Ayrton Senna, des champions de formule 1 qui vont définitivement et sans délais, décomplexer notre jeunesse assoiffée d’exploit. Seyoud Mohamed-Lamine a laissé en pleurs non seulement sa mère, son père, ses frères et sœurs, sa femme. Tous ceux qui l’ont connu et aimé l’ont pleuré, particulièrement les jeunes qui ont vécu avec lui une semaine inoubliable d’amour, d’amitié, de passion pour le karting. La place jouxtant la mosquée du 1er-Novembre et la cité administrative voisine devrait porter son nom, afin de perpétuer le souvenir d’un homme qui voulait montrer le chemin. Nous avons tant besoin de tels hommes, nous avions encore besoin de lui. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
Houadef Mohammed

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