Été : SITES ARCHÉOLOGIE
Un patrimoine riche et varié à El-Tarf


De nombreux sites archéologiques datant de la préhistoire et des périodes puniques, romaines, turques, précoloniales et d’autres n'ayant pas pu être situés dans l’histoire, ont été recensés dans la wilaya d'El-Tarf, région de l'extrême nord-est du pays.
Des vestiges archéologiques datant de la préhistoire, abritant des nécropoles constituées de tombes orientées d’est en ouest aux abords desquelles il a été retrouvé des traces d’industrie notamment des pressoirs d’olives et de fragments de céramique à Ghoura qui culmine à 1200 mètres d’altitude dans la commune de Bougous ou dans la localité de Oued-El-Hout, dans la commune de Roum-El-Souk. Des sites archéologiques datant de l’ère punique ont été, d'autre part, identifiés dans la région d’El-Tarf et Cheffia tandis que d'autres datant de la période précoloniale sont localisés à la vieille Calle et Messida dans la commune d’El Kala, alors que Ksar-Fatma, remontant à l’époque romaine, défiant les aléas du temps, est toujours présent non loin d'El-Aioun, à la frontière tunisienne. “Les ruines romaines sont sans nul doute les plus nombreuses, avec leurs pierres de taille, stèles, restes de maisons, cathédrale ou cimetières qui existent encore dans plusieurs communes côtières notamment à El- Kala, Souarakh et à Sidi-M’barek dans la commune de Ben M’hidi et à Berrihane où il a été découvert des pièces de monnaie anciennes”, a expliqué le directeur de la culture. En dépit de l'importance de ce patrimoine archéologique, témoin des civilisations qui se sont succédé à travers les âges dans cette région, la datation des différents sites archéologiques demeure un handicap majeur, a souligné le même responsable. Aucune référence historique n’est portée sur les vestiges apparents ou mis au jour, à l’exception des pièces de monnaie qui sont exposées au musée “Marsa-El-Kharaz” (port aux breloques) d’El-Kala, a-t-il fait remarquer. Parmi les sites archéologiques de la wilaya, les dolmens de la commune de Bougous semblent avoir marqué les esprits des riverains qui sont toujours disponibles à raconter le dolmen “El-Aroussa et sa légende”. Un seul dolmen appelé “El-Aroussa” tient toujours debout dans le site archéologique de Bougous, près de la frontière avec la Tunisie. En effet, l’imagination fertile et fantaisiste des habitants relate “l'histoire” de ce dolmen, en se référant à une légende selon laquelle “un homme voulant épouser sa sœur, a été empêché de cette union incestueuse, et le couple a été transformé en pierre au moment où il rejoignait le toit conjugal”. “Les deux blocs perpendiculaires qui servent de pied à la table du dolmen représentent le corps et les jambes de la niche qui portait la mariée, la table serait cette dernière et la dalle qui est posée dessus doit être le mari”, selon des personnes âgées qui auraient appris cette légende de leurs aînés. Les autres blocs du dolmen qui jonchent le sol seraient, selon elles, les amis, témoins et autres invités à la noce, raconte la même légende.
APS

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