Mardi 24 juillet 2007
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Chronique du jour
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Culture
Été
 
 
Nos archives en HTML
 

Actualités : MAHFOUD ALI BEIBA, CHEF DE LA DELEGATION SAHRAOUIE AUX NEGOCIATIONS DE MANHASSET :
"Le Front Polisario mettra fin aux pourparlers s'ils sortent du cadre de l'ONU"


Le chef des négociateurs sahraouis a réitéré, hier, la volonté de son gouvernement de trouver une solution pacifique au conflit du Sahara occidental. Mahfoud Ali Beiba a toutefois indiqué que les négociations avec le Maroc seraient suspendues par le Front Polisario s’ils elles sortaient du cadre des Nations unies.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - «Nous sommes persuadés, depuis 1978, année des premiers contacts entre le Front Polisario et le gouvernement marocain, que la négociation est la forme la plus appropriée pour résoudre le conflit du Sahara occidental. Ce règlement doit se faire sur la base de la légalité internationale. Le Front Polisario mettra fin aux pourparlers s’ils sortent du cadre de l’ONU», a indiqué, hier, Mahfoud Ali Beiba, président de l’Assemblée sahraouie et chef de délégation aux négociations de Manhasset, lors d’une conférence de presse tenue en marge de la semaine culturelle d’El-Ayoun à Alger. Le message du haut responsable sahraoui est, bien entendu, adressé à la partie marocaine qui ne désespère pas d’imposer son projet «d’autonomie au Sahara occidental». Projet considéré par le Front Polisario comme contraire à la légalité internationale. A ce titre, Ali Mahfoud Beiba a relevé de nombreuses «contradictions» dans l’approche marocaine lors du premier round de négociations. «Le Maroc dit s’opposer à la tenue d’un référendum, mais il annonce par la suite que le projet d’autonomie sera présenté par voie référendaire. Les Marocains insistent sur le fait que l’ensemble de la population sahraouie est avec eux mais, encore une fois, ils s’opposent fermement à l’organisation d’un référendum d’autodétermination», a-t-il souligné. Selon lui, la principale contradiction est à mettre sur le compte du roi Mohammed VI. «Durant les années 1990, nous avons eu à négocier avec le Maroc. A l’époque, le chef de la délégation marocaine n’était autre que Mohammed VI et il nous a clairement affirmé que la solution du conflit était entre les mains de son père. Aujourd’hui, la solution est entre ses mains, mais il n’a pas démontré sa volonté de régler cette question.» Interrogé sur les conditions dans lesquelles s’est déroulé le premier round de négociations, Mahfoud Ali Beiba a expliqué qu’il ne pouvait entrer dans les détails, car il est soumis à une obligation de réserve imposée par l’institution onusienne. «Je peux toutefois vous dire que nous avons, durant 48 heures, partagé le même toit, la même table et la même nourriture, mais nous n’avions pas la même volonté de résoudre ce conflit», notera-t-il en insistant sur l’attitude provocatrice des membres de la délégation marocaine. «Je dois dire que nous avons eu un cas de conscience, car nous avions face à nous le ministre de l’Intérieur ainsi que son ministre délégué et le chef des services secrets. Ce sont ces mêmes personnes qui sont responsables des exactions que subissent au quotidien nos frères dans les territoires occupés et les universités marocaines.» Notons enfin que le prochain round de négociations entre le Front Polisario et le Maroc aura lieu à partir du 10 août prochain à Manhasset, dans la banlieue de New York.
T. H.

Nombre de lectures : 465

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site