Dimanche 05 Aout 2007
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Régions : LOGEMENTS PARTICIPATIFS A ADRAR
Des défaillances à tous les niveaux !


Les bénéficiaires de logements participatifs à Adrar, après avoir occupé les lieux, ont vite déchanté. Pensant, enfin, dormir à l’aise sous leur propre toit, ils ont vite fait de sortir de leur rêve. En effet, le raccordement à l’électricité ne s’est pas effectué. Cette situation désastreuse dure depuis plus de trois ans. Le retard accumulé est dû au litige qui oppose la Sonelgaz aux entreprises chargées de la réalisation du raccordement. Le système D auquel ont recourt ces habitants n’est pas sans danger pour tous, en particulier les enfants.
Une véritable toile d’araignée de fils électriques entremêlés ornent les rues de la cité. Chacun se démène, se débrouille comme il peut. Surtout qu’en cette période estivale, le mercure est impitoyable et il vous nargue inlassablement du haut de ses 48 ou 49 degrés. La direction de la Sonelgaz précise que ce retard incombe aux entrepreneurs qui refusent de s’acquitter des droits de raccordement qui sont évalués à 24 000 DA, et ce, malgré les facilités de paiement par tranches proposées par la société. Le manque de suivi technique y est pour quelque chose où le non-respect des normes appliquées est enregistré. Malgré les réclamations et les doléances de ces habitants, aucune commission relevant du secteur de l’urbanisme ne fut dépêchée sur place afin de dresser un PV. Les logements se construisent, pourvu qu’ils soient livrés à temps, quant à la qualité, tant pis ! Dans un état des choses, et dans le besoin qui pèse sur eux, telle l’épée de Damoclès, ils sont obligés de faire avec. Oui mais jusqu’à quand ? En attendant, ils en pâtissent. Même l’éclairage public fait défaut. Oser s’aventurer le soir est une véritable prouesse et un défi. Les entrepreneurs se sont remplis les poches, quant au citoyen, dont le rêve s’estompe et se dissipe, il ne lui reste que les yeux pour pleurer. Le calvaire de ces malheureux ne s’arrête pas là, puisque même le raccordement à l’eau potable est inexistant, puisque la société concernée a refusé d’entamer les travaux et mettre en place les compteurs : motif, les locataires doivent d’abord s’acquitter des droits de raccordement, chose que ces derniers refusent et indiquent que ces charges reviennent aux entrepreneurs. Une affaire à suivre...
El-Hachemi S.

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