Dimanche 05 Aout 2007
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EN ALGÉRIE, ON NE PROTÈGE
PAS ASSEZ LES VIEUX !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Les jeunes ne connaissent pas Belaïd Abdesselam

Les jeunes ont de la chance !

Voilà ce que c’est que de ne pas prévoir de centres de prise en charge spécialisés des vieux politiques grabataires. Lâchés dans la nature, livrés à eux-mêmes et, forcément à nous aussi qui ne leur avons rien fait, ils commettent des actes dangereux, extrêmement dangereux. Parmi les actes dangereux que ces vieux hommes politiques sans camisole commettent, celui d’écrire, celui de donner des interviews ou encore celui d’envoyer des mises au point. Ce genre de choses n’arriverait pas si l’Etat, dans sa politique sanitaire, dans sa politique de protection sociale et dans sa politique de sécurité publique procédait tout simplement à l’internement encadré de ces malades. L’Algérie est un pays assez grand et assez riche pour y construire des structures habilitées à abriter nos vieillards séniles. Ces centres, pour reprendre la bonne formule du président de la République ne doivent pas, au plan architectural, ressembler à des casernes aux lignes amorphes et tristes. Non ! A nos politiques grabataires, nous pouvons tout de même offrir un cadre agréable, un parc verdoyant, mais pas trop vert pour éviter de leur rappeler leur ennemi juré, l’ANP, des arbres aux branches assez hautes pour qu’ils n’aient pas la tentation de s’y pendre, des allées de gravillons assez fin pour qu’ils ne bombardent pas avec les gardes champêtres qu’ils confondraient avec des généraux à la retraite et un mur d’enceinte assez discret pour qu’ils ne le prennent pas pour le mur de Berlin. Ces centres de repos éternel pourraient, la cerise sur le gâteau pour nos politiques séniles, être dotés d’une galerie des glaces, un peu à l’image du château de Versailles. Ainsi, nos pensionnaires pourraient à loisir s’y mirer et s’y admirer. Bien sûr, il faudrait que ces glaces soient vachement déformantes afin d’atténuer les effets dévastateurs de l’âge et des crises d’hystérie, de schizophrénie et de paranoïa. Sans cela, sans ces précautions, le risque serait toujours là. Le risque de voir nos vieux hommes politiques grabataires se remettre de nouveau à l’écriture. Et cela, bien sûr, nous ne le voulons pas, n’est-ce pas ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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  Éxclusif : HADJERES AU “SOIR D’ALGERIE”

«Réhabiliter ensemble la fonction noble du politique, la construction de solutions de paix et de mieux-être, acceptables et vivables pour la majorité»

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