Actualités : LES ANCIENS COMBATTANTS DU MOYEN-ORIENT EXIGENT LA RECONNAISSANCE
"Bouteflika doit se réconcilier avec l'histoire"


Les membres de l’Organisation nationale des anciens combattants du Moyen- Orient (Onamco) se sont rassemblés, hier, au niveau de la Grande-Poste pour exiger du ministère de l’Intérieur un agrément. Ils étaient plus de 100 personnes à répondre à l’appel du président de l’Onamco, M. Kaci Ramdane. Encadré par un dispositif de sécurité, les anciens combattants, tolérés dans un premier temps au niveau des marches de la Grande-Poste, ont dû, à la demande de la police, poursuivre leur sit-in dans le jardin public d’en face et de ranger les banderoles brandies.
Toutes leurs tentatives de se faire recevoir à la chefferie du gouvernement ou à la Présidence se sont avérées vaines. Pour seule réponse, ils ont appris que personne ne pouvait les recevoir. Le président de l’Onamco, qui n’a pas caché sa colère face au mépris affiché par le chef du gouvernement et le ministre de l’Intérieur, a expliqué que “avant les élections, ils nous avaient promis de nous donner l’agrément, force est de constater qu’aucune des promesses faites n’a été tenue. Nous voudrons être reconnus en tant qu’organisation mais le conflit entre généraux empêche notre revendication d’aboutir”. Et d’ajouter : “Pour que la réconciliation nationale puisse avoir un sens, Bouteflika doit se réconcilier avec l’histoire.” Décidé à aller jusqu’au bout de ses revendications, le président de l’Onamco a donné instruction à ses troupes de ne pas quitter la Grande-Poste. Il n’exclut pas le recours à la grève de la faim pour se faire entendre. Le but de M. Kaci, c’est de tenir un congrès dans les meilleurs délais. Il compte installer, comme président d’honneur, Abderrezak Bouhara. En attendant, il fulmine contre ceux qui ne veulent pas reconnaître son organisation. “Ils ne peuvent pas nous enlever nos titres. Ils sont obligés de regarder la réalité en face et nous reconnaître”, dit M. Kaci qui affirme avoir frappé à toutes les portes. “J’ai écrit au président de l’Assemblée populaire nationale, à tous les députés, au président du Sénat et à tous les sénateurs. Nous avons même saisi les partis politiques, toutes tendances confondues mais sans résultat. Personne n’a daigné nous répondre. Je me demande à quoi servent ces partis ?” s’étonne M. Kaci qui ne cache pas sa colère face au traitement réservé à l’Onamco qui regroupe près de 4 500 personnes ayant été mobilisées pour la cause palestinienne aux côtés des Egyptiens et des Syriens, entre autres, durant la période allant de 1967 à 1973.
N. I.



Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/08/05/article.php?sid=56992&cid=2