Samedi 11 Août 2007
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Actualités : NÉGOCIATIONS ENTRE LE FRONT POLISARIO ET LE MAROC
Le deuxième round a débuté hier


Hier, s’est ouvert, sous l'égide des Nations unies, à Manhasset (Lang Island), dans la proche banlieue de New York, le second round des négociations entre le Front Polisario et le Royaume du Maroc pour une solution politique devant assurer le droit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental. Prévues sur deux jours, ces négociations directes entre les deux parties en conflit font suite au premier round organisé, les 14 et 19 juin dernier. Des pourparlers figurant dans la résolution 1754 adoptée le 30 avril par le Conseil de sécurité.
Cette résolution, adoptée à la suite de la présentation, le 13 avril, du rapport du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon sur la situation au Sahara occidental, invite les deux parties en conflit à engager des négociations directes "sans conditions préalables, de bonne foi, en tenant compte des développements survenus ces derniers mois, en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental". Ces négociations auxquelles sont présentes les délégations invitées des Nations unies qui sont l'Algérie et la Mauritanie, permettent de "maintenir le dialogue" et d’"aller de l'avant" pour trouver une solution pacifique mettant fin à 32 ans de conflit et de souffrances du peuple sahraoui. Dans une déclaration à l’agence de presse algérienne (APS), l'ancien ministre sahraoui de la Défense et actuel représentant du Front Polisario à Madrid (Espagne), Brahim Ghali, a déclaré que la délégation du Front Polisario "se présente de bonne foi et avec la meilleure des volontés pour rechercher une solution politique au conflit qui n'a que trop duré", a affirmé le membre de la délégation sahraouie aux négociations. Il a soutenu que : «L'occupation marocaine du Sahara occidental constitue un grave facteur de déstabilisation au Maghreb.» Ceci en affirmant que la reprise des négociations de paix réponde, de la part des Sahraouis, de leur volonté de "rétablir la paix au Maghreb et de mettre fin à l'injustice que condamne unanimement la communauté internationale". Évoquant les résultats enregistrés lors du premier round des négociations tenu les 18 et 19 juin dernier, et les différentes déclarations de hauts dirigeants marocains, dont le discours, le 31 juillet dernier, du roi Mohamed VI, Brahim Ghali a estimé que la position intransigeante de Rabat, en cherchant à imposer le fait accompli pour faire passer son projet d'autonomie ''ne laisse pas présager d'ouverture sur une solution politique mutuellement acceptable". "Les tergiversations et les dernières agitations du Maroc ne présagent rien de bon. Nous plaçons tous nos espoirs dans cette négociation et nous inscrivons notre démarche dans les résolutions onusiennes qui soutiennent l'autodétermination, c'est-à-dire le libre choix donné au peuple sahraoui de choisir entre l'indépendance, l'autonomie ou l'intégration'', a encore noté Ghali. Et d’ajouter : «Mais s'il y a échec ou rupture des négociations, la faute ne peut être que du côté marocain qui ne veut parler que de la seule option d'autonomie sous souveraineté du Maroc. Une telle option est inacceptable. » Le président du Conseil de sécurité pour le mois d'août, l'ambassadeur de la République du Congo, Pascal Gayama, a, pour sa part, déclaré : «Nous attendons beaucoup de ces négociations. Le Conseil de sécurité souhaite que les pourparlers se déroulent dans de bonnes conditions.» La délégation sahraouie, comme les autres délégations (Maroc, Algérie, Mauritanie), ont tenu, mercredi et jeudi, des consultations séparées avec les responsables onusiens en charge du dossier sahraoui. Ces consultations visent à définir l'agenda des négociations mais aussi déterminer la date d'un prochain rendez-vous. Les travaux du second round se tiendront en séances plénières et restreintes dans la résidence privée de Greentree Estate, mise à la disposition de l'ONU par une fondation qui en a la charge. Les réunions de travail intercaleront des discussions en plénière (ouvertes aux quatre délégations) et restreintes entre Sahraouis et Marocains) alors que les délégations invitées se tiendront à la disposition des parties en négociation ou de l'ONU pour des consultations sur des questions les intéressant.
Synthèse M. O

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