Les forces héliportées sont de nouveau rentrées en action dans l’opération qui vise la forêt d’Amejoudh qui dure depuis maintenant une vingtaine de jours. Trois hélicoptères de l’armée ont survolé le massif forestier dans la matinée d’hier (mardi) qu’il ont arrosé de bombes et de missiles. Le pilonnage a duré plusieurs heures. D’énormes nuages de fumée montaient des lieux visés, signe de l’intensité des bombardements et preuve que l’offensive menée contre le groupe terroriste encerclé est loin de connaître son épilogue, comme l’a laissé suggérer la situation ces derniers jours. En effet, les observateurs ont noté l’arrêt des bombardements depuis exactement treize jours et la levée partielle du dispositif de bouclage. Les forces de l’ANP, par exemple, stationnées au bord du CW 147 menant de Tizi-Ouzou vers Maâtkas ne sont plus aussi visibles que comme ils l’étaient au début de l’opération et ce depuis une dizaine de jours et plusieurs positions ont été abandonnées. La même situation serait constatable aussi dans quelques autres localités jouxtant la forêt en question. Ce qui a poussé certains à croire à la fin de l’opération. Cependant, la réalité du terrain serait tout autre et l’armée ne donne aucunement l’air de lâcher prise à la lumière de l’évolution des choses. La stratégie de “discrétion” pour laquelle elle a optée ne signifierait absolument pas l’abandon de la partie ou la fin de l’opération. Seulement, l’intention semble plutôt se porter sur des endroits bien déterminés, car, selon des témoignages concordants de citoyens, la majorité des troupes a été concentrée sur le versant faisant face au chef-lieu de la wilaya et la lisière de la forêt grouillerait de soldats en contre-bas de plusieurs villages de la région de Betrouna, notamment ceux de Mezdata, Anegah et Ighil Oubarouak. Mais, tout semble recommencer de plus belle pour les régions abandonnées et ce depuis la nuit (celle du lundi à mardi) ayant précédé le pilonnage cité ci-dessus. Des mouvements de troupes ont de nouveau été constatés, particulièrement dans la région de Maâtkas. Dans la même nuit, plusieurs convois de soldats ont été acheminés vers le lieu-dit “Izdagh”, situé tout près du chef-lieu de la daïra de Maâtkas. Ce passage est considéré comme l’une des issues potentielles les plus à surveiller et fait l’objet de bouclage par intermittence depuis le début de l’opération. Des indiscrétions font état du constat de petits groupes de terroristes en mouvement, comme ce fut le cas au début du bouclage, tentant certainement d’échapper au maillage de l’armée. Ceci, surtout, après l’impression donnée de l’abandon de quelques positions par l’ANP. Concernant le bilan de l’opération et malgré le black-out total des sources officielles, des sources parlent de quelques résultats qui auraient été obtenus. Certaines sources parlent de plusieurs casemates détruites, de la récupération d’effets vestimentaires et de médicaments et ce, dans des endroits que les éléments de l’ANP ont pu pénétrer. Malgré le relief très escarpé et les mines que les terroristes auraient disséminées, l’armée aurait quand même réussi quelques avancées notables, notamment du côté sud de la forêt en empruntant les pistes agricoles et les sentiers. A l’endroit même où le dernier accrochage, rapporté par la presse, a eu lieu. Un habheb aurait été aussi récupéré. Ce dernier, enfoui dans un sentier emprunté par les éléments de l’ANP, aurait pu provoquer un carnage, n’était la vigilance dont ont fait preuve ces derniers. Un citoyen se trouvant dans les parages a été blessé. Cette victime s’ajoute, pour rappel, aux trois militaires tués, dont un capitaine, en plus de la mort d’un membre de la garde communale et les blessures de 4 autres militaires. Ces derniers ont été victimes de l’explosion de deux bombes artisanales, alors que les forces combinées tentaient d’avancer à l’intérieur de la forêt du côté de Béni-Zmenzer. R. A.
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