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Contrairement à ce qu’annonce le ministre des
télécoms, la 3G n’est pas nouvelle en Algérie.
Elle est même opérationnelle depuis longtemps.
Grogne, Grèves et Gourdin !
Ils ont déjà commencé ! A peine la date des élections officiellement
confirmée, ils ont entamé leur «boulot». Pour l’heure, nous n’en sommes qu’aux
opérations de déblayage de terrain, de défrichage, de préparation. En
entrefilets, en titre, dans un petit paragraphe d’une interview apparemment
anodine, vous êtes sûr de tomber sur un chargé de mission sans ordre de mission
qui vous déclarera «cette fois-ci, il n’y aura pas d’abstention !» ou encore «le
risque de voir les urnes boudées est à écarter pour ce scrutin» ou encore
«l’enjeu d’élections locales rassemblera le maximum d’électeurs !» ou encore
«les législatives ne sont qu’un mauvais souvenir, un accident de parcours, les
Algériennes et les Algériens ont enfin compris où se situe leur intérêt et celui
du pays !» Quand ça commence comme ça, on sait d’ores et déjà comment ça va se
terminer. Score large au tableau d’affichage. Je sens que des records vont
tomber, que des pourcentages vont exploser et que nous aurons souvent à taper
les mots «raz-de-marée» et «plébiscite» sur nos claviers. Remarquez, je les
comprends les pauvres ! Il n’est pas question pour eux de voir se répéter le
scénario du 17 mai dernier. Pouvez-vous imaginer un instant le ministre de
l’Intérieur, expliquant un 30 novembre, le vendredi à 10 h que «si les Algériens
n’ont pas voté, c’est parce qu’ils ont été à la plage» ? Impossible !
Inimaginable ! Hors saison ! Pouvez-vous encore imaginer le ministère de
l’Intérieur reprenant son stylo trois mois après les communales, en plein mois
de février pour réécrire 4 millions de lettres à des mal-inscrits récidivistes
afin de leur redemander pourquoi ils ne résident toujours pas à la bonne adresse
? Impossible ! Inimaginable ! Impensable ! Donc, il faut préparer la victoire.
L’anticiper. La vendre comme crédible. C’est parti mon kiki ! Lisez bien vos
journaux ces jours-ci. Vous y trouverez trace lourde des agents vendeurs. Je
fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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