L’Association nationale pour l’entre-aide et le développement agricoles (Agro-Aide), regroupant les agriculteurs des quatre coins du pays, a adressé hier une lettre au président de la République Abdelaziz Bouteflika pour l’interpeller sur la situation «catastrophique» dans laquelle se sont retrouvés les agriculteurs notamment ceux ayant été touchés par la maladie du mildiou et les ravages causés à leurs biens et récoltes par les incendies de forêt de cet été. Dans cette missive, les agriculteurs demandent au premier magistrat du pays de prendre les mesures afin d’encourager les agriculteurs «sinistrés» à reprendre confiance et à s’engager dans la prochaine campagne agricole. En termes de mesures, il est question tout particulièrement de la prise en charge par l’Etat des prêts contractés par les agriculteurs auprès des institutions bancaires dans le cadre de leur activité. Des prêts qui se sont transformés en dettes et que les agriculteurs sont dans l’incapacité d’honorer compromettant ainsi sérieusement la prochaine campagne agricole. Pour les régions ravagées par les incendies, Agro-Aide exhorte le premier magistrat du pays à décréter l’état de catastrophe naturelle pour aider les agriculteurs touchés par ces fléaux. Le président de Agro-Aide, Rachid Touami, tout en refusant de parler d’«assistanat », estime que l’Etat doit prendre en charge une partie des pertes des producteurs ayant investi leurs propres économies et n’ayant plus les moyens de reprendre leur activité et leur faciliter l’accès à des prêts bancaires avec des taux bonifiés. S’agissant des producteurs de pomme de terre dont les récoltes ont été ravagées par la maladie du mildiou et ayant contracté pour la plupart d’entre eux des prêts auprès des établissements bancaires, ou ceux ayant investi leurs propres économies et ayant tout perdu, en raison notamment de l’absence d’une assurance contre les maladies virales et cryptogamiques, les agriculteurs demandent à ce que les pouvoirs publics prennent en charge une partie de leurs pertes et leur faciliter l’octroi de prêts bancaires avec des taux bonifiés. Il y va de l’économie du pays et de la survie de leur activité. Lotfi Mérad
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