Les bénéficiaires du projet de construction des 20 logements sociaux programmés dans le quartier de la Mission à Sidi Aïch ne savent plus à quel saint se vouer tellement ils se sentent isolés dans leur détresse après les multiples démarches effectuées vainement auprès des autorités concernées pour relancer leur chantier à l’arrêt depuis novembre 2006. Une vingtaine de pères de famille, qui ont cru voir enfin le rêve, caressé de longues années durant d’accéder à un logement décent pour leurs enfants, se concrétiser après avoir bénéficié d’un programme de construction de logements sociaux auprès de l’ex-agence foncière de Sidi Aïch, endure ainsi un calvaire au quotidien depuis presque une année. En effet, lancé au début du mois de février 2006, le programme en question, qui fut converti en accession à la propriété (AAP) et dont les bénéficiaires se sont acquittés de leur quote-part s’élevant à 32 millions de centimes en novembre 2005 auprès de l’agence foncière de Sidi Aïch, promotrice du projet, se trouve à l’arrêt depuis une dizaine de mois sans que la moindre explication soit fournie aux plaignants et leurs multiples doléances semblent être jetées dans de sombres tiroirs de l’agence foncière de wilaya qui a repris la gestion du dossier après la dissolution de l’agence foncière de Sidi Aïch en janvier dernier. Une situation de “blocage” qui n’est pas restée sans faire sortir les bénéficiaires de leurs gonds. “Notre espoir de voir enfin l’agence foncière de wilaya relancer la réalisation de nos logements aura vite cédé place à une désillusion totale”, font observer amèrement les plaignants dans une déclaration parvenue à notre rédaction. “Les responsables de la daïra ont été saisis de l’affaire qui ont instruit à leur tour l’agence de wilaya afin de redémarrer le chantier. Une audience nous a été accordée par le secrétaire général de la daïra qui nous a exhibé un engagement de la même agence foncière auprès de la première autorité de la wilaya de Béjaïa pour reprendre les travaux dans un délai de deux mois, mais à ce jour c’est le statu quo”, dénoncent encore les bénéficiaires qui ne cachent pas leur crainte de voir leur projet “détourné à d’autres fins”, écrit-on dans la même déclaration. A. Kersani
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