Adrar, l’un des trois villages choisi dans la daïra d’Azeffoun pour concourir au titre du plus propre village de la wilaya, s’organise pour peaufiner les quelques détails qui restent à même d’accroître les atouts pouvant le distinguer des autres prétendants au même titre. Tout le monde s’affaire à astiquer le moindre coin, la plus récente trouvaille des membres de l’association Ath Qodia et du comité du village étant l’installation d’une énorme fresque au milieu du village représentant l’arrêt principal des bus sur lequel est érigé une stèle dédiée à leurs martyrs. Un travail fait à la main grâce à la maîtrise d’un jeune sortant des Beaux-Arts qui, le temps de cet été, a pu remplir la placette, lieu de rassemblement de tous les villageois. Pour ainsi dire, le choix d’Adrar n’est pas fortuit puisqu’il possède une organisation où se mêlent le coutumier et le moderne. D’ailleurs toutes les décisions concernant le quotidien du bourg doivent nécessairement obtenir l’approbation de l’association et du comité du village. Une aile de la grande mosquée abrite des locaux pour les réunions et des salles pour des cours de rattrapage et d’alphabétisation. L’on est arrivé même à installer une antenne du centre de formation pour femmes au foyer, devenue entre-temps la destination privilégiée de toutes les filles des localités voisines. Beaucoup de réalisations sont à mettre à l’actif du village et qui ont été possibles grâce à des cotisations mensuelles et des dons d’âmes charitables. Une arithmétique savamment entretenue par le trésorier qui les a extirpés de bien des situations délicates. Au-delà de cet aspect, somme toute identique à plusieurs villages, Adrar peut se targuer d’avoir retroussé les manches. Un acte souvent déterminant, quand on a la volonté, au lieu de tout attendre des autorités locales. F. B.
Nombre de lectures : 222
|