Actualités : SESSION AUJOURD'HUI DU CONSEIL NATIONAL DU FFS
Tabbou reconduit premier secrétaire ?


Le Front des forces socialistes, qui acheva tard vendredi les travaux de son quatrième congrès, réunit aujourd’hui la première session de son nouveau conseil national. La présidence de ce premier conclave organique post-congrès échoit au président reconduit du parti, Hocine Aït Ahmed, qui, en la circonstance, révélera l’identité de celui en qui il place sa confiance pour assumer les fonctions du premier secrétaire national du parti.
Sofiane Aït-Iflis - Alger ( Le Soir) - Sans être dans les secrets bien gardés du «Zaïm», bon nombre de militants du plus vieux parti de l’opposition s’attend à voir le premier secrétaire national sortant, Karim Tabbou, crédité à nouveau de sa confiance. Nommé à ce poste de responsabilité en remplacement de Ali Laskri, Karim Tabbou aura réussi, en très peu de temps, à convaincre de son aptitude à faire face à l’adversité. Qu’elle eut été frontale, à l’instar de celle qui tint l’opinion nationale en haleine des mois durant, ou alors sournoise, entretenue par une poignée de cadres du parti qui, elle, préférait agir en lame de fond, loin de toute agitation publique. Les frondeurs, qui ont cru judicieux d’ébruiter leur mécontentement, ont fait les frais d’une élimination en amont, en ce sens qu’ils ne purent obtenir mandat de délégués au congrès. Les autres, pour la plupart membres de droit du congrès, subirent vendredi une véritable douche froide. Ils eurent tous été candidats malheureux à l’instance délibérante du parti, le conseil national, en l’occurrence. Ahmed Djeddaï, qui fut premier secrétaire national et député du parti entre 1997 et 2002, dut subir, à l’instar des Lamdani et de Mme Taleb, cette déchéance organique orchestrée de main de maître et, fort probablement, avec la caution du chef historique du parti. Aït Ahmed, en effet, abhorre la fronde militante, à plus forte raison lorsqu’elle est étalée sur la place publique. Il a toujours suspecté une intelligence manipulatrice extra-partisane derrière ce qui sourd comme contestation au sein du parti. De cela, au demeurant, il n’a jamais fait mystère. Aussi, il doit certainement être rasséréné après ce coup de grâce asséné aux cadres du parti sur qui pesait le soupçon de fomenter une «rébellion» en douce contre la direction nationale sortante du parti. Et c’est fort réjoui d’un assainissement organique réussi qu’il regagnera son exil volontaire en terre helvétique. Il laissera au premier secrétaire national qu’il aura désigné le soin de gérer cet ordre établi. Pour le reste, c’est-à-dire, les options politiques lourdes et engageantes, il s’en chargera luimême, à l’exemple de ce partenariat politique qu’il entend parfaire avec Mouloud Hamrouche et Abdelhamid Mehri. Un partenariat qui se décline comme un substitut à l’initiative politique commune que normalement le trio et d’autres personnalités nationales devaient lancer en 2004. Il semble que de cette grande ambition, il n’a finalement été retenu que le raisonnablement pratique. Autrement dit, plutôt que chercher des consensus en engageant des concertations ouvertes et élargies mais surtout qui impliqueraient des structures, Aït Ahmed et ses partenaires auraient tranché d’élaborer des stratégies d’action autour des points de convergence déjà dégagés. Et les ambitions, si elles viendraient à s’afficher, trouveront désormais en le parti une structure de parrainage. C’est en cela que consiste le primat du principe sur la procédure et du politique sur l’organique.
S. A. I.



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