C’est le tout nouveau ministre des Finances qui, hier, a été auditionné par le président de la République qui poursuit son cycle de rencontre-bilan avec les ministres de l’exécutif de Abdelaziz Belkhadem. Karim Djoudi, qui succède à Mourad Medelci, a eu à faire le bilan du département qu’il dirige depuis. Ainsi, il ressort du communiqué de la présidence de la République diffusé par l’APS que pas moins d’une vingtaine de points concernant de nouvelles dispositions ou des dispositions à prendre courant 2008 ont été abordés lors de l’audition. Le secteur des douanes semble susciter un intérêt particulier puisque de nombreuses dispositions sont prévues. «Il s’agit d'engager des actions prioritaires concernant, notamment, l'adaptation du code des douanes, le renforcement de la lutte contre la fraude et les trafics illicites, le recrutement intensif de la ressource humaine, le développement de la formation continue et le renforcement du contrôle». Il est aussi question de la création d’une école supérieure des douanes. Dans la perspective du contrôle permanent, les missions de l’Inspection générale des finances (IGF) vont être renforcées avec la mise à disposition des moyens d’intervention. Là aussi, plusieurs mesures seront prises en vue de rendre plus performante et plus efficace la très contestée IGF. Le communiqué de la présidence qui rend compte de l’audition de l’argentier du pays par le chef d’Etat, consacre tout un chapitre au foncier et aux biens domaniaux. Parmi les dispositions, «la révision de la législation et de la réglementation en vue d'assurer une meilleure valorisation et protection du domaine public et du domaine privé de l'Etat ; la mise en place d'un dispositif particulier fixant de nouvelles conditions et modalités de concession et de cession des terrains domaniaux destinés à la réalisation des investissements ; l'institution d'une procédure tendant à la constatation du droit de propriété en vue de l'obtention de titre de propriété ; l'impulsion des opérations de cadastre général à travers la réalisation, par l'agence nationale du cadastre, de travaux en recourant à la sous-traitance par des experts fonciers nationaux et à la coopération internationale, notamment en matière de formation de personnels spécialisés et la conduite des opérations de cadastration par satellite». La privatisation des entreprises publiques n’est pas en reste puisque à l’ordre du jour de l’«entretien». «L'assainissement financier des entreprises publiques économiques doit viser, comme objectif principal, la relance des biens d'activité des entreprises publiques, la priorité sera accordée aux entreprises viables, avec des perspectives de marché, sur la base d'une analyse approfondie au cas par cas. Sur la base de critères et conditions préalablement déterminés, 407 entreprises, sur un total de 1 002, ont été considérées éligibles à l'assainissement financier, les ressources nécessaires à cet assainissement sont évaluées à 306,8 milliards de dinars.» Autre privatisation à ne pas exclure celle de la Banque de développement local (BDL) qui s’achemine vers «l’ouverture minoritaire du capital». R. N.
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