Mardi 25 septembre 2007
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Régions : RAMADAN À GUELMA
Les petits métiers de la débrouille


De nombreuses familles démunies parviennent difficilement à subvenir aux dépenses du mois sacré du Ramadan en s’adonnant à des métiers occasionnels et ce, pour préserver leur dignité et leur fierté.
La maîtresse de maison se lève tôt le matin pour pétrir la pâte et confectionner sur le tadjine des milliers de diouls qui seront vendus par le conjoint à raison de 50 DA la douzaine, car ils sont indispensables pour la préparation de l’incontournable bourek. Certaines femmes s’investissent dans la galette croustillante qui, désormais, est disponible dans plusieurs épiceries ou chez les vendeurs à la sauvette qui réussissent à fidéliser leur clientèle. D’autres s’échinent à préparer des plateaux de kalb el louz et de baklaoua que leurs enfants écoulent l’après-midi dans les principales rues commerçantes fort animées : rue d’Announe, Bab Souk, cité Benncheghib, boulevard du Volontariat... Des pères de famille au chômage vendent dans différents marchés du céleri, du persil, de la menthe, des œufs frais, de la volaille, des fruits et légumes, des croissants, du pain brioche, et divers produits particulièrement prisés durant le mois de carême. D’autre part, des adolescents sont embauchés temporairement par les gérants de boulangeries, pâtisseries, pizzerias, supérettes et cafétérias pour les seconder et satisfaire la nombreuse clientèle. Leur maigre salaire est remis aux parents qui doivent faire face aux multiples achats indispensables à la préparation de la chorba et autres plats qui seront servis au f’tour. Des retraités, des chômeurs et parfois des salariés, qui bouclent péniblement le le mois, se convertissent en taxieurs clandestins et effectuent des courses en ville pour quelques centaines de dinars. Certaines mères de famille se sont érigées en nourrices puisqu’elles gardent durant la journée deux ou trois bébés dont les mamans sont travailleuses, ce qui leur permet d’apporter leur contribution aux dépenses de la maisonnée. De toute évidence, les familles pauvres n’hésitent pas à gagner honnêtement leur vie puisqu’elles acceptent de pratiquer de petits métiers décents dont les dividendes sont les bienvenus.
B. A.

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