Mardi 25 septembre 2007
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Culture : PROCHAINEMENT “DÉLICE PALOMA”, “CARTOUCHES GAULOISES” ET “L’ENNEMI INTIME” AU RIVOLI À SKIKDA
Enfin du cinéma !


Délice Paloma, le dernier Biyouna, mis en scène de Nadir Mokhnèche, Cartouches Gauloises, le drame autobiographique de Mehdi Charef, et l’Ennemi intime, le “Platoon” de la guerre d’Algérie, réalisé par Florent Emilio Siri, trois œuvres prochainement à la salle de cinéma Rivoli à Skikda. L’annonce a été faite par le locataire de la salle, Yazid Bouaâcha. “Concernant les deux premiers, la projection se fera dans les prochains jours. Par contre, pour le troisième, ce sera après sa sortie dans les salles en France, le 3 octobre 2007”, précise-t-il.
Hormis le premier, centré sur le personnage de Biyouna, dans l’Algérie d’aujourd’hui, qui “pour survivre, a forcément fait un peu de tout, jusqu'à vendre un peu d'amour pour alléger la solitude de certains hommes”, selon les propres termes du réalisateur dont c’est la troisième collaboration avec l’actrice, le Harem de Mme Osmane, Viva l’Aldjérie. Les deux autres restituent la guerre d’Algérie. Cartouches Gauloises est un récit autobiographique par excellence qui s’articule autour des souvenirs d’enfance et de nostalgie sur fond de drames de guerre. Le dernier film cité est une dénonciation des méfaits de la colonisation — le réalisateur ne cache pas d’ailleurs son admiration pour la section 317 de Pierre Schoendorffer dont l’expression la plus violente est la lutte armée kabyle (bien que le tournage se soit déroulé au Maroc, à Beni Mellal). La guerre et la barbarie coloniale ont été justement les thèmes privilégiés dont la salle Rivoli a fait son baptême du feu avec la présentation de Indigènes, de Rachid Bouchareb, coïncidant avec la 62e commémoration des évènements du 8-Mai 1945. Ce sera, encore une fois, une opportunité de taille pour les cinéphiles skikdis d’avoir la primeur en la matière et pour la salle de cinéma de provoquer un afflux de spectateurs, qui lui manque grandement en ces temps de parabole, de DVD et autres supports très en vogue, qui ont provoqué le divorce d’avec la magie du grand écran. Yazid Bouaâcha en relève amèrement les répercussions négatives sur la rentabilité recherchée : “Ce n’est pas la grande cohue dans ma salle bien que toutes les conditions aient été mises en place.” Pour y remédier, notre interlocuteur compte, après le Ramadan, lancer un nouveau plan d’action qui s’articulera autour de la diversité des films projetés et la gratuité au profit des démunis et des associations à caractère social. “Une projection hebdomadaire d’un classique du cinéma et une séance gratuite sur un thème donné au profit des démunis seront quelques-unes des principales nouveautés à lancer après le Ramadan”, nous dira notre interlocuteur. La salle Rivoli traverse une période critique. Pour rappel, des six salles que compte la commune du chef-lieu, elle est l’unique à avoir ouvert ses portes. Un avis d’adjudication a été lancé par l’APC à hauteur de près de 20 000 DA/mois ; Yazid Bouaâcha a remporté le marché bien que le tarif ait été jugé faramineux par beaucoup de connaisseurs. Ce qui n’a pas été préalablement pris en considération d’une manière réfléchie serait devenu une entrave en cours de chemin. On parlait du prix de la location, bien sûr.
Zaïd Zoheir

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