
Actualités : SIT-IN DES PROFESSEURS DE LYCÉE "Halte à la suppression des postes !"
«Barakat de la suppression des postes» «Transparence» «Halte aux magouilles !» «Halte à la suppression des postes !» «Non aux affectations aveugles». Scandés ou écrits sur des banderoles brandis par des enseignants, ces slogans résument à eux seuls les revendications des protestataires qui ont observé hier un sit-in au niveau de l’Académie d’Alger-centre. Des enseignants de lycées affiliés au Conseil des lycées d’Algérie (CLA), initiateur de ce mouvement ou bien à l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la Formation (Unpef). Un mouvement de protestation visant à «dénoncer la suppression des postes dans les lycées et à combattre les affectations aveugles du surplus ». «Un nombre important de postes a été supprimé à cause de la réduction des divisions scolaires alors que les classes restent surchargées. De plus, la fermeture des postes de nos collègues partis en retraite a aggravé nos conditions de travail », relève le CLA. Le secrétaire général du CLA, Redouane Osmane, est catégorique : «La suppression des postes est une arnaque. Il s’agit d’une diminution de l’offre pédagogique aux élèves.» Il cite comme exemple le manque de 20 000 enseignants de français sur le territoire national. Il ajoute que depuis la rentrée scolaire, il n’y a plus de vacataires. Pour Osmane, il ne s’agit ni plus ni moins que d’ une volonté «de casser l’école publique». «Cette logique comptable de restrictions budgétaires, induit inévitablement à une baisse de la qualité de l’enseignement et une baisse de la réussite», souligne le CLA. Concernant la nouvelle grille des salaires adoptée par le gouvernement, le CLA partage le même avis que les sept syndicats autonomes ayant appelé à une grève pour le 6 octobre. «Il y aura une mobilisation nationale sur la grille des salaires. Pas question de baisser les bras après 14 ans d’attente», s’est exclamé le secrétaire général du CLA. Répondant à la déclaration du ministre de l’Education relative à la non-révision de cette grille, Redouane Osmane dira : «Il (ministre de l’Education nationale, ndlr) dit que le gouvernement a tranché et ne peut pas faire marche arrière, pourquoi alors cela a-t-il été fait pour le BEM.» S’agisssant de l’agrément de ce syndicat, devenu national depuis septembre 2006, le secrétaire général du CLA relèvera : «Ils nous ont mis hors-la-loi car nous n’avons pas fait allégeance au ministre de l’Education nationale, nous ne sommes pas un syndicat maison. » Et d’ajouter : «Nous avons le droit algérien et la communauté internationale avec nous. La solidarité des enseignants est notre agrément. » Meriem Ouyahia molesoir@yahoo.fr
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