Mercredi 10 octobre 2007
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Des biffetons flagada !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Elections locales. Le délai de dépôt des listes a expiré hier. Par contre, vous avez le temps, largement le temps pour le... 

boycott et l’abstention !

Nos distributeurs d’argent n’acceptent plus les billets de 200 DA ! Réunis en assemblée générale extraordinaire, les DAB, hors d’eux, écœurés, épuisés et l’œil électronique complètement torve, ont annoncé qu’ils refuseraient désormais de déglutir du 200 DA. J’ai personnellement interviewé un billet de 200 DA qui a bien voulu réagir à cette décision des DAB et s’exprimer à visage découvert. Et ce qu’il m’a dit est édifiant : “Est-ce notre faute à nous si nous coinçons les DAB ? Qu’y pouvons-nous si nos scotchs grippent la belle mécanique des distributeurs ?” Effectivement, mon billet de 200 était rafistolé de partout, scotché sous toutes ses coutures et gluant de saleté. J’aurais été un DAB, j’aurais d’abord refusé de l’avaler avant de me poser la question de savoir si j’acceptais ensuite de le libérer par la fente. Mais au-delà de cette question de transit monétique, reste la problématique centrale : pourquoi nos billets, particulièrement ceux de 200 DA, tombent-ils en “ruine” ? Comme dans toute problématique algérienne, il y a plusieurs explications possibles, les unes plus sérieuses que les autres. Celle qui vient en premier : l’Algérie continue de fabriquer des billets de banque de mauvaise qualité, “in-DABables”, car dans l’ombre, tapi et sournois, un homme aux épaules aussi larges que les 1200 km de côtes algériennes a la mainmise totale sur le marché du ruban adhésif, le scotch sans glaçon, bien sûr. Cet homme fort de ses appuis fait tout ce qui est dans son immense pouvoir pour que nos billets restent d’aussi mauvaise qualité, lui permettant ainsi de nous fourguer son ruban adhésif. Autre explication tout aussi sérieuse : les billets de 200 DA se déchirent suite à un sort. Une ancienne sorcière, chouwafa, cartomancienne et diseuse de bonnes et mauvaises aventures, habitait le quartier de Diar- Al-Mahçoul. Connue de tous et crainte par tous pour l’étendue de ses pouvoirs, cette sorcière ne put cependant rien faire lorsque des hommes vinrent la déloger de son domicile, rasèrent sa maison et construisirent à la place Maqâm Echahid, Riadh-El-Feth. Encadrée par quatre malabars, et alors qu’elle regardait impuissante les bulldozers abattre sa demeure, elle aurait jeté un sort terrible : “J’implore Belazreg et Belahmar réunis et leur demande de frapper de malheur et destruction tout ce qui portera l’effigie de la stèle phallique que l’on érigera à la place de ma maison !” Vérifiez par vous-mêmes chères lectrices et chers lecteurs. Sur l’une de leurs faces, vos billets de 200 DA sont à l’effigie de Houbel. Brrrr ! Bien sûr, il y a quantité d’autres théories autour de la fragilité légendaire de nos biffetons. Il y en a même une des plus cocasses, des plus abracadabrantes, des plus incongrues, celle qui consiste à affirmer que si nos billets se déchirent, c’est que nous ne savons même pas les fabriquer selon des normes de résistance internationalement établies. Bien évidemment, cette théorie est tellement inconsistante et scientifiquement infondée que je ne vous l’ai donnée qu’à titre indicatif. Et en vous conseillant dans la foulée, à titre préventif, par précaution de ne l’envisager qu’en fumant du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.

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  Éxclusif : HADJERES AU “SOIR D’ALGERIE”

«Réhabiliter ensemble la fonction noble du politique, la construction de solutions de paix et de mieux-être, acceptables et vivables pour la majorité»

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