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Privatisations. Plusieurs firmes étrangères intéressées par la
gestion des autoroutes algériennes. Mais une seule est
presque assurée de décrocher cet immense chantier.
Benetton !
Normal ! Normal ! Normal ! Sa tronche refait surface dans les journaux. Il
l’ouvre à propos de tout et de n’importe quoi. Il s’offusque du fait que les
anciens du FIS ne puissent pas se présenter aux prochaines élections locales. Il
se pointe devant le ministère de l’Intérieur et fait semblant de péter un plomb
parce qu’il n’est pas reçu par le ministre. Benhadj est parmi nous, bien parmi
nous, jouissant d’un temps de parole, d’une liberté de se mouvoir étonnante en
ce mois de baisse de régime. Pourtant, si ma mémoire tant de fois abusée ne me
joue pas un énième tour, j’ai souvenance de responsables civils et militaires
qui assuraient que les déclarations graves, dépravantes, insultantes,
déshonorantes, infâmes, abjectes, ignominieuses, ordurières, calomnieuses,
inhumaines, affligeantes, sales, puantes, dégradantes, scatologiques et
monstrueuses de Benhadj à l’encontre du défunt numéro 2 des services de sécurité
Smaïn seraient punies avec toute la rigueur clairement énoncée par les lois
algériennes. Mis à part une petite virée aux allures champêtres dans le bureau
d’un magistrat et l’épisode désopilant (et surtout jamais démenti) d’un coup de
fil libérateur venu d’en haut, de très haut (esstaghfîr allah ya rabbi !), rien
! Benhadj fait virevolter son kamis et son verbe assassin dans les rues et
places algériennes, et la mémoire d’un ancien militaire, bon ou mauvais, gentil
ou féroce dans l’exercice de ses fonctions demeure salie, bafouée par un gnome
en liberté. Pourquoi alors nous prendre à témoin, des trémolos dans la voix,
pour nous promettre : «Vous allez voir ce que vous allez voir !» ? Y a rien à
voir. Ou plutôt si ! Y a à voir Benhadj en goguette, plus guilleret que jamais,
volubile à souhait et butinant la provocation dans son champ de haine comme
autant de fleurs vénéneuses qu’il promet de répandre bientôt sur la tombe de la
démocratie. Y a aussi à voir, y a surtout à voir un régime qui a peur de ses
islamistes. Tellement peur qu’il s’arrange à chaque fois pour les exfiltrer des
lois républicaines. Bientôt, à cette allure, il faudra une wilaya entière pour
abriter les Abderezzak El Para, les Hassan Hattab, les Ali Benhadj, les Abassi
Madani et autres pensionnaires de ce régime spécial de l’islamisme, de
l’intégrisme et du terrorisme algériens. Je fume du thé et je reste éveillé, le
cauchemar continue.
H. L.
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