Lundi 15 octobre 2007
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Sports
Femme magazine
Chronique du jour
Panorama
Le HIC
Edition du jour
 
Corruptions
 
 
Nos archives en HTML
 

Actualités : FLN
Grave crise


Les élections locales du 29 novembre se présentent très mal pour le Front de libération nationale. Une situation qui plonge, une nouvelle fois, cette formation dans une grave crise. La base militante exige le départ de Abdelaziz Belkhadem.
Tarek Hafid - Alger ( Le Soir) - Le FLN n’arrive toujours pas à relever la tête. Pis, le parti de Abdelaziz Belkhadem — que préside Abdelaziz Bouteflika à titre «honorifique» — sombre. Les tensions entre la direction et la base sont telles que cette formation ne pourra pas s’engager dans la wilaya de Biskra lors du double scrutin du 29 novembre. Un comble pour un parti censé être présent dans le plus petit douar du pays ! Ce qui s’est passé à Biskra, à savoir le non dépôt dans les délais requis des listes électorales pour l’APC et l’APW, démontre le marasme dans lequel a été plongé le FLN. Et ce qui s’est passé à Biskra a failli se produire dans d’autres wilayas. Ainsi, le pire a été évité à Alger où la liste pour l’APW a été déposée in extremis. «Cette liste n’a été enregistrée que quelques minutes avant la clôture de l’opération. Le retard est à mettre sur le compte des tergiversations des membres de la direction du parti qui ont concocté cette fameuse liste. Mais au jour d’aujourd’hui sa composante n’a pas encore été rendue publique. Nous savons juste que la quasi-totalité des mouhafedhs d’Alger sont candidats», assurent des militants de la capitale. La situation est quasiment identique dans l’ensemble des wilayas. A Khenchela, par exemple, le président de la commission transitoire, chargé de la gestion de la mouhafadha, a disparu avec les dossiers de candidature des militants. Il finira par inscrire son nom en tête de liste de l’Assemblée populaire de wilaya. Les autres membres de cette commission ont saisi la direction du parti pour dénoncer les agissements de ce «candidat autoproclamé » et exiger son retrait. Ils menacent même de recourir à la justice si l’instance exécutive du FLN ne prend pas en compte leurs doléances. La situation est tout aussi catastrophique à l’ouest du pays. Ainsi à Sidi-Bel-Abbès, les militants du FLN ont eu la surprise de découvrir qu’un des candidats, tête de liste dans une des communes est… un cadre d’El Islah, président d’APC de surcroît. «Tout a été fait pour exclure les militants les plus expérimentés du parti. On les pousse à agir de façon suicidaire, comme des harragas. Nombre d’entre eux ont décidé de se démarquer du parti et ont fini par être récupérés par d’autres partis politiques. Aujourd’hui, ce sont ces formations qui vont profiter de leur expérience et de leur popularité», précise un ex-député de la wilaya de Sidi-Bel-Abbès.
La protesta s’organise
La protesta semble toutefois s’organiser dans les wilayas de l’ouest. «A Sidi- Bel-Abbès, nous avons organisé une journée de protestation pour dénoncer la situation dans laquelle a été plongé le parti depuis l’arrivée de Abdelaziz Belkhadem. Nous considérons qu’il est le premier responsable de cette crise et qu’il doit quitter la direction du FLN. Une réunion régionale sera organisée dans les trois prochains jours à Oran. Une autre réunion d’envergure nationale se tiendra dans les semaines à venir afin de mettre au point des actions sur les plans politique et organique», a expliqué notre interlocuteur. Rappelons qu’une «organisation » similaire avait vu le jour à l’occasion des législatives de mai dernier. Dénommée «Cellule centrale de suivi du FLN», cette structure avait pour objectif de «renverser» l’actuelle direction à travers l’organisation d’une session extraordinaire du conseil national du FLN. Abbès Mekhalif, porte-parole de cette cellule, note que les protestataires des législatives et des locales ont les mêmes revendications. «Ce qui s’est passé ces dernières semaines n’est que le remake des législatives et des sénatoriales. Belkhadem et consorts ont érigé l’exclusion comme règle principale. Au sein de la cellule, nous continuons à exiger la tenue d’une session extraordinaire du conseil national. Mais il est important de préciser que ce conseil ne s’est même pas réuni de façon ordinaire, alors que cela devait avoir lieu avant la période estivale. Mais nous continuons à suivre ce qui se passe actuellement au niveau du parti et sommes prêts à nous unir avec tous ceux qui veulent sauver le FLN», déclare Abbès Mekhalif.
T. H.

Nombre de lectures : 4189

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site