Taleb Farid, un jeune policier de 34 ans exerçant à la BMPJ de Corso, a été victime d’un attentat, vendredi, la veille de l’Aïd, vers 21 heures 15, à Aïn Zaouïa, dans la daïra de Draâ-El-Mizan, une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Tizi-Ouzou. Selon des témoignages recueillis sur place, l’assassinat a été perpétré par un groupe terroriste composé de quatre éléments armés, à quelques dizaines de mètres à peine du lieu où a été assassiné Rabah Aïssat, le président de l’APW de Tizi-Ouzou, exactement une année plus tôt. En congé de maladie depuis quelques jours, la victime avait pris pour habitude de sortir après le f’tour faire un tour dehors. Ce soir-là, Farid est passé chez le coiffeur avant de se rendre, à quelques mètres de là, dans un garage aménagé en café où s’y déroulaient d’interminables parties de loto, comme c’est de coutume en ce mois sacré depuis des lustres partout en Kabylie. Dès que le policier fut à l’intérieur du local, un des quatre terroristes qui se trouvait à proximité, un couffin à la main, le suivit tout juste après avoir répondu à un appel téléphonique sur son portable. Un coup de fil de ses acolytes, sans doute, lui donnant le feu vert pour accomplir ce pourquoi il était là. Le pauvre policier reçut trois balles, mais ne succomba à ses blessures que dans le taxi qui le transportait sur le chemin de l’hôpital. Leur crime accompli, les terroristes se sont mis à tirer plusieurs rafales de kalachnikov en direction du cantonnement de la police communale avant de prendre la fuite à bord d’une Renault Clio. «Farid était un de ceux que rien ne pouvait altérer la volonté de poursuivre la lutte contre les terroristes. Il était d’ailleurs, le seul à Aïn-Zaouïa à être dans les rangs de la BMPJ malgré les multiples avertissements des groupes terroristes le sommant de quitter la police», confiait un proche, hier au domicile familial de condition très modeste. Farid Taleb devait être enterré hier au cimetière de Aïn-Zaouïa. Ahmed M.
Nombre de lectures : 641
|