Pause-Café
L'Aïd des tontons


Tata, réveillée pour la prière du «fadjr», comprit que les cris de joie, fusant du quartier Sud, voulaient dire que cette ignoble Aïcha était vivante ! En effet, on saura, plus tard, que la naufragée avait été récupérée par un navire grec.

Quand les hommes apprirent la nouvelle, ils éprouvèrent une très grande joie qui, ajoutée à celle de la fête, les transporta de bonheur ! Ils décidèrent de louer un car et d’aller en ville pour rendre visite à Aïcha, retenue en observation à l’hôpital.
Tata était dans tous ses états :
- Pourquoi ? Dis-moi, pourquoi partir là-bas avec ces dingues ? Une journée d’Aïd en plus !
- C’est une personne de chez nous ! Normal que nous nous intéressions à elle !
- Et où était cette générosité quand ta cousine Barkahoum était à la clinique ou quand le vieux Younès se faisait opérer... ?
- Tu ne comprends pas…
- Mais qu’est-ce qui vous fait courir donc comme ça ? A votre âge, vous n’avez pas honte !
- Ne cherche plus ! Ce qui nous fait courir, c’est le Viagra !

farahmaamar@yahoo.fr

“On ne méprise pas tous ceux qui ont des vices, mais on méprise tous ceux qui n'ont aucune vertu.”
La Rochefoucauld





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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/10/15/article.php?sid=59512&cid=2