En neuf mois seulement, 4835 personnes dont 328 mineurs ont tenté de quitter clandestinement le territoire national. C’est ce qui ressort d’un rapport établi par la Gendarmerie nationale et portant sur différentes infractions commises durant les neuf premiers mois de l’année en cours. Le désespoir a ainsi atteint les limites du supportable chez la jeunesse algérienne. Ceux qui ne s’inventent pas un eldorado de l’autre côté de la Méditerranée et qu’ils essayent d’atteindre au prix de la mort, s’organisent comme ils l’entendent et forment des associations de malfaiteurs. Le rapport en question fait état, en effet, de l’arrestation de 1829 personnes durant la même période activant dans des réseaux «qualifiés » dans les braquages. 4467 personnes ont été poursuivies pour coups et blessures volontaires avec arme blanche. En tout, 29 697 jeunes Algériens, dont 1759 mineurs sont passés entre les mains de la justice pour diverses infractions. Pour ce qui est des victimes, elles sont recensées à l’ordre de 12 057 dont 1242 n’atteignant pas l’âge de 18 ans, selon le même rapport de la Gendarmerie nationale. Ainsi, le climat social en Algérie n’augure rien de sécurisant. En plus de l’insécurité ressentie par le fait du terrorisme, les Algériens sont de plus en plus frileux par rapport à l’environnement où ils vivent. Répandue à toutes les franges de la société, les démunis d’entre eux et les recalés du système éducatif, la délinquance prend place dans la société et la rue algériennes. En l’absence d’une véritable prise en charge sociale et économique, les jeunes et adolescents ne ménagent aucune astuce et aucun moyen pour arriver à leurs fins diaboliques, celles de se procurer de l’argent. Car, c’est la finalité de chacun. Des petits réseaux, qui à force, deviennent des proies faciles pour les trafiquants de drogues et d’armes. R. M.
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