Le Salon des véhicules industriels a clos ses portes dans une ambiance timide. En effet, ce rendez- vous professionnel n’a pas tenu toutes ses promesses tant il n’aura pas pu atteindre le niveau qu’il mérite. Ceci dit, des intervenants nationaux tout aussi importants ont brillé par leur absence. C’est notamment le cas de la Société nationale des véhicules industriels. La SNVI qui reste leader du marché avec un carnet de commandes plein sur plusieurs mois du calendrier, aura fait faux bond à sa clientèle soucieuse de connaître les nouveautés en la matière. Même si les produits de l’entreprise nationale n’excellent pas en matière de recherche en design, il n’en demeure que camions, bus et autres produits de la SNVI sont une véritable référence en terme de robustesse et de fiabilité. A juste titre, la SNVI est courtisée par une nuée de professionnels dans le monde non pas pour le rachat de l’entreprise, mais plutôt pour de simples projets de sous-traitance. En effet, le constructeur de Rouiba se trouve être le seul à l’échelle régionale et africaine à disposer d’outillages nécessaires pour l’épanouissement de la profession. C’est notamment le cas de la chaîne de fabrication des châssis mécanisés (châssis, pont et boîte de vitesses). La SNVI se refuse jusqu'à ce jour d’accepter de carrosser pour d’autres marques potentiellement concurrentes, mais avec néanmoins un manque à gagner considérable. Carrossier est une activité juteuse à laquelle s’intéressent des privés nationaux comme Act’s, une filiale du groupe Cevital et dont le bébé Néobus finira par sortir au forceps. Pendant ce temps, Act’s a participé au Salon des véhicules industriels avec un échantillon de camions CAMC dans toutes leurs variations. Hino, en parfait outsider, revient sous la coupe du groupe Toyota Algérie qui, à son tour, est une tentacule du groupe saoudien El Jameel. Un groupe d’envergure internationale et l’un des plus anciens partenaires du constructeur Nippon. Série 500 et série 700 sont les deux modèles Hino qui marquent l’entrée en matière, en attendant l’enrichissement de la gamme. Du côté de Daibutsu, l’on a préféré mettre en avant l’incontournable Delta, qui n’est autre que le best-seller de camion léger dans les joutes nationales. Le groupe Ival a été présent en force via les trois marques qu’il défend en Algérie, Iveco, Mazda et Fiat. Les modèles de la marque transalpine, ont été présents via Dublo déclinés en version de base (100,5 u.), une version plus riche en équipements (121u.) ainsi qu’une déclinaison surélevée destinée pour des besoins d’utilisation spécifiques. Ces utilitaires animés par des mécaniques diesel multijet, n’ont égale que le modèle Ducato présenté quant à lui dans une variante châssis court et une autre châssis long. Du côté de Mazda, ce sont les pick-up qui font l’essentiel de l’animation. simple et double cabine, en traction 4x2 et 4x4, ces pick-up qui font montre de beaucoup de capacités de chargement s’enorgueillissent aussi d’un habitacle de berline de luxe. Renault Trucks Algérie, qui talonne la SNVI en terme de parts de marché, a égayé son stand avec le Magnum. Un camion qui ferait rêver les chauffeurs routiers, mais dont la commercialisation en Algérie n’est pas à l’ordre du jour. Ce camion roule à la norme Euro V alors que le marché national est à peine à l’Euro III. Pour paraphraser un technico-commercial, Magnum qui roulerait en Algérie laisserait une partie de son bas de caisse au premier dos d’âne en raison de la nature basse de son châssis. Autrement, les initiés peuvent trouver leurs comptes dans la gamme du Kerax, Premium ou Midlum. Ce sont des déclinaisons 4x2, 4x6 entre tracteur routier et véhicule de chantier. Ce salon aura également permis à de nouveaux de jouer leur pion dans l’échiquier pour ne citer que El Mithak Véhicules industriels, représentants de la marque française Trailor. Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, cette marque est à même de répondre aux plus petits besoins allant de la savoyarde au porte-chars. Notons enfin que le salon a été marqué par une grande défection des concessionnaires des marques chinoises. M. N.
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