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Khelil au forum d’El Moudjahid : «Le sous-sol algérien est
sous-exploité et nous trouverons à l’avenir beaucoup plus de
gaz que de pétrole.»
Sacré Chakib, il est insatiable !
Il n’est plus possible de se taire devant l’augmentation sensible des
disparitions en Algérie. Le phénomène est en train de prendre des proportions
trop importantes, inquiétantes même. Déjà que nous nous interrogions il y a
quelques mois sur la disparition énigmatique de Abderrezak le Para. Aujourd’hui,
nous nous trouvons confrontés à deux disparitions d’un coup. Celles de Belkhadem
et Hattab. Vu le calibre des deux personnages, leur passé et leur présent, ces
disparitions laissent pantois. En termes sécuritaires, on ne peut pas rester de
glace devant le fait que ces deux-là soient quelque part dans la nature, et que
nous soyons, nous, sans nouvelles d’eux, incapables de les localiser, de savoir
ce qu’ils trament. D’abord, une question de bon sens. Belkhadem et Hattab
sont-ils ensemble ? Je pose cette question parce que j’ai souvenance que le fils
de Benhadj, Abdelfettah, avait disparu lui aussi avec le fils d’un autre chef
islamiste connu sur la place ouverte de l’islamisme algérien. Vivrions-nous un
scénario similaire aujourd’hui qui verrait Belkhadem et Hattab remontés au
maquis bras dessus, bras dessous ? Personnellement, je n’ai pas en ma possession
d’éléments probants pouvant accréditer cette thèse. Il reste que les deux
hommes, Abdelaziz et Hassan, ne sont pas apparus à deux rendez-vous importants.
Hassan était absent à la réunion gouvernement-walis. Et Abdelaziz ne sera
visiblement pas présent au procès des écoutes téléphoniques prévu pour le 4
novembre prochain. Autre question de taille : aurons-nous droit, dans quelques
jours, à une photo en noir et blanc prise dans l’un des maquis qui ceinturent la
capitale et sur laquelle il sera loisible de reconnaître la bobine de Abdelaziz
ou de Hassan ou des deux posant ensemble, le sourire et la kalachnikov en
bandoulière ? Le genre de photos censées nous convaincre définitivement que les
deux hommes n’auraient pas été «disparus » par les forces de sécurité, mais
auraient rejoint de leur propre chef le pic de la montagne. Et enfin, dernière
question tout aussi importante que les précédentes : dans l’ordre des priorités
sécuritaires, est-il plus urgent de mettre la main sur Hassan ou sur Abdelaziz ?
Je ne suis pas spécialiste des questions de sécurité publique, je ne peux donc
pas me prononcer sur cet aspect. Même si j’ai ma petite idée là-dessus. Je fume
du thé et je reste éveillé à toutes ces disparitions, le cauchemar continue.
H. L.
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