
Régions Centre : BOUIRA Débrayage des enseignants au CEM Doubaïci
Pour exiger l’application de la circulaire ministérielle n°446 du 7 novembre 2006, portant sur la nécessité de mettre à la disposition de chaque enseignant des paliers I et II au maximum 5 à 6 divisions pédagogiques de trois heures chacune à enseigner séparément et dans des horaires qui ne mettraient pas cette langue dans une position de marginalisée, les enseignants de tamazight au niveau du CEM Doubaïci, sont en grève depuis le 6 octobre. Et devant la situation de pourrissement dans laquelle le problème risque de s’enliser, tant jusqu’à présent aucune solution ne semble être trouvée par la Direction de l’éducation, des enseignants des autres matières de ce collège, 36 enseignants sur 52, ont décidé de se solidariser avec leurs collègues en observant une journée de grève ce dimanche. Pour rappel, en mai dernier, une circulaire ministérielle qui faisait référence à une circulaire à caractère exceptionnel et datée de novembre 2006, invitait les directeurs des établissements à mettre à la disposition des enseignants de tamazight uniquement 5 à 6 divisions pédagogiques de trois heures chacune, soit au total et au maximum 18 heures par semaine. Or, depuis le début de l’année scolaire, beaucoup d’enseignants de tamazight se sont retrouvés avec 24 heures par semaine et 8 divisions pédagogiques. Et malgré le fait que la Direction de l’éducation ait été à maintes fois interpellée sur ce problème, celle-ci est restée de marbre préférant le pourrissement à la prise en charge effective et sérieuse du problème. D’ailleurs, il est utile de rappeler ici encore une fois que dans la circulaire, le ministre de l’Education insistait auprès des directeurs de l’éducation de 12 wilayas où est dispensée tamazight pour leur communiquer leurs besoins en postes pédagogiques à la lumière de l’application de cette circulaire. Mais malgré ces directives, la Direction de l’éducation de Bouira n’a pas jugé utile d’exprimer ses besoins en tamazight en se permettant même de ne pas programmer tamazight dans le concours annuel des PCEF. Une situation inexplicable, surtout avec le silence radio du ministère devant ces manquements flagrants à la réglementation. Signalons à la fin, que, outre les enseignants de tamazight qui poursuivent toujours leur mouvement de grève jusqu’à l’application de ladite circulaire, les autres enseignants qui étaient en grève et qui se sont réunis ce dimanche dans l’enceinte de l’établissement, ont donné un ultimatum de 10 jours à la Direction de l’éducation et si d’ici là aucune solution n’était trouvée pour leurs collègues de tamazight, ils reprendront leur mouvement de grève. Y. Y.
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