
Actualités : LE MINISTRE NORVÉGIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES : "Notre présence en Algérie est plus politique qu'économique"
Les relations diplomatiques algéro-norvégiennes prennent désormais un nouveau départ. Rosa. Mansouri - Alger (Le Soir) - Lors d’un point de presse animé à l’occasion de l’ouverture de la chancellerie norvégienne en Algérie, le ministre des Affaires étrangères de la Norvège, M. Jonas Gahr Stoere, après s’être entretenu avec le président de la République dans la matinée de lundi dernier, a affiché l’optimisme de son pays concernant les rapports bilatéraux entre les deux nations. «L’ouverture d’une ambassade à Alger était une de mes priorités lorsque j’ai pris mes fonctions, il y a deux ans, à la tête de la diplomatie norvégienne », confie-t-il. Insistant sur le caractère politique de cette démarche, le chef de la diplomatie norvégienne émet également son souhait d’établir des liens étroits avec l’Afrique. «Si nous voulons avoir une politique norvégienne avec l’Afrique, il faut des relations étroites avec l’Algérie, le Nigeria, l’Afrique de Sud et l’Union africaine. Cette coopération privilégiée, pourra se traduire, selon M. Gahr Stoere, par «la conjugaison des efforts des deux pays en faveur d'une plus grande justice mondiale et de la résolution internationale des conflits». Cependant, le ministre norvégien ne dissimule pas l’importance de la coopération énergétique entre l’Algérie et la Norvège, en confiant cette mission aux compagnies norvégiennes de chercher elles-mêmes les opportunités d’investissement et de partenariat. «Nous ouvrons un chapitre bien intéressant dans nos relations diplomatiques. La dimension économique est laissée aux compagnies de chercher les opportunités de partenariat, avec certes notre soutien » révèle-t-il. Il est important de rappeler, à cet effet, que le géant pétrolier norvégien Statoil est la seule présence effective, jusque-là, de ce pays nordique en Algérie. Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères a saisi, pour sa part, cette occasion pour inviter les autres sociétés norvégiennes à venir nombreuses pour investir en Algérie. L’opportunité est offerte, selon lui, notamment dans le cadre du programme de la relance économique mis en place et dont lequel le secteur énergique occupe un rôle important et solide. Le ministre norvégien a affirmé que les deux pays ne perdront pas de temps pour travailler sur les dossiers qui les intéressent. «Avec le président de la République algérienne, nous avons d’ores et déjà entamé des discussions sur les grandes questions du Moyen-Orient, de l’Afrique et des Nations unies, les questions de l’énergie, de l’environnement et du climat. Les efforts de la diplomatie internationale devraient aboutir à un nouvel accord de Kyoto. Nous devons travailler tous les deux pour qu’on puisse renouveler cet accord et rendre compte des menaces qui pèsent sur le climat», a évoqué l’invité de l’Algérie. A ce propos, il est utile de souligner le rôle attribué à l’Algérie dans le respect des engagements pris dans l’accord de Kyoto. Celui-ci incite les pays industrialisés à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à 5,2% entre 2008 et 2012 et de 20% à l’orée de 2020. Lors du dernier sommet du G8, en 2007, les pays participants ont désigné la Norvège pour l’élaboration d’un nouvel accord sur le climat, lorsque le protocole de Kyoto arrivera à son terme. L’Algérie est chargée, par ailleurs, de préparer la position de l’Afrique sur cette question et surtout de la défendre, étant donné que ce continent est le plus touché par les effets de ces émissions gazières. Ainsi, la Norvège espère avoir l’entière collaboration de l’Algérie dans l’élaboration de son projet du nouvel accord. R. M.
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