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Abdekka : «Avec les jeunes, nous avons échoué !»
Avec les jeunes seulement ?
Interrogé, le ministre de la Justice a répondu : «Hassan Hattab sera jugé. Le
4 novembre prochain, soit il se présente devant la cour, soit on lui appliquera
les mesures de contumace !» On nage en plein délire ! Sur les frontons de nos
vénérables institutions, vous avez l’impression qu’il y a un seul drapeau, que
dans les poches des Algériens, il y a la même carte d’identité de couleur verte.
C’est une impression seulement. Ce pays est en fait rempli de dimensions
parallèles insoupçonnées. Des mondes dans le monde. Des poches à la souveraineté
différenciée. Sinon, comment expliquer qu’un tango annoncé par le ministre de
l’Intérieur en état de reddition avérée et certifiée devienne introuvable aux
yeux d’un ministre de la Justice qui ne sait toujours pas si Hattab sera présent
ou non à son procès. Que se passe-t-il entre le moment où le terroriste décide
de se rendre, avertit les autorités qu’il va se rendre, fait sa petite valise
dans le maquis, range sa trousse de toilette et son sabre à côté de sa nuisette
et de sa crème de nuit et se rend effectivement aux forces de sécurité ? Se
produit-il à ce moment précis un phénomène surnaturel qui provoque la
disparition du bonhomme des radars de la concorde nationale ? Je suis obligé de
poser la question, car le phénomène a tendance à se répéter, à faire pandémie !
Souvenez-vous : Abderrezak le Para a été montré sous toutes ses coutures,
interviewé sur son lieu de détention, câliné à outrance par la caméra, annoncé
dans nos murs, et puis pfuit ! Envolé l’oiseau ! Il doit bien être quelque part
le bougre, d’autant qu’avec une seule jambe, il ne doit pas jouir d’une capacité
de se mouvoir hors normes. Idem pour Hattab. Où est-il ? Que sont le Para et
Hattab devenus ? Est-ce un crime de lèse-sécurité que d’exiger qu’on nous les
exhibe, qu’on nous les montre. Sinon, ayez au moins l’obligeance de les montrer
au pauvre ministre de la Justice, membre d’un gouvernement où les uns savent,
les autres ne savent pas, et les autres se taisent en prenant l’air intelligent
des gens qui savent. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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