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Projet de la Grande Mosquée d’Alger. Une histoire pas
très…
…catholique
Le cirque Amar s’en va ? Pas d’inquiétude ! Quand y a plus de cirque en
Algérie, il y en a toujours ! La preuve : un coup, on relance le prêt véhicule à
la Cnep. Un autre coup, on annonce piteusement que l’opération est annulée d’en
haut. Un coup, on nous informe de la prochaine privatisation des ports du pays.
Un autre coup, le ministre jure qu’il n’est pas question de céder les ports
algériens au privé. Un coup, on fait passer une autoroute par un parc naturel.
Un autre coup, parce qu’on s’est fait remonter les bretelles, on y renonce. Un
coup, on interdit aux entreprises publiques de déposer leur argent dans les
banques privées. Un autre coup, on les y invite en fanfare. Un coup, on fixe un
seuil de 50 000 DA au paiement par chèque. Un autre coup, on abroge cette
décision. Un coup, on peint un couloir bleu sur une portion d’autoroute. Un
autre coup, on vient nous dire sans gêne aucune qu’il s’agit là d’une
expérience, et que ça ne coûte rien de repeindre en blanc la ligne bleue. Un
coup, ce sont les Canadiens qui vont construire la mégamosquée de Abdekka. Un
autre coup, ce sera les Iraniens. Un coup, l’auteur d’un attentat n’était pas un
kamikaze, mais un poltron éliminé à distance par ses prévoyants acolytes. Un
autre coup, on admet du bout de la lippe dédaigneuse qu’il s’agissait bien d’un
attentat kamikaze. Un coup, Hassan Hattab s’est rendu de sa belle reddition. Un
autre coup, Si Hassan ne se serait pas rendu. Et ceux qui sont payés pour savoir
où se trouve ce tango avouent ne pas savoir. Un coup, Hattab sera présent à son
procès. Un autre coup, il est absent. Et même un troisième coup, puisque,
miraculeusement, un coaccusé de Hattab est tombé malade le jour même de
l’audience, «obligeant» ainsi au report jusqu’à la prochaine session. Vous
voulez que je continue les «un coup, un autre coup» ? Non ! Bien sûr que non !
Car il y aurait de quoi remplir des pages entières avec les frasques et
péripéties de ce cirque permanent. Alors, contentons-nous juste de fumer du thé
pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.
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