jeudi 15 novembre 2007
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Chronique du jour
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Culture
 
 
Nos archives en HTML
 

Actualités : RENCONTRE D'ÉVALUATION DES DIRECTEURS DES STRUCTURES PÉNITENTIAIRES
Colère de Tayeb Belaïz


Tayeb Belaïz n’a pas caché, hier, sa colère devant les 127 directeurs en charge de la gestion des structures pénitentiaires à l’occasion d’une rencontre d’évaluation qui s’est tenue au siège de son ministère.
Abder Bettache - ALger (Le Soir) - Une rencontre dont les travaux se poursuivront aujourd’hui et lors de laquelle, le ministre de la Justice et garde des Sceaux a interpellé les directeurs de prisons au «strict respect de la loi n° 05-04 du 06 février 2005 portant code de l'organisation pénitentiaire et de la réinsertion sociale des détenus». Il faut que le détenu connaisse ses droits et ses devoirs et il est de votre obligation de lui expliquer toutes ces questions conformément à la loi», a lancé Tayeb Belaïz en direction des 127 directeurs, à qui d’ailleurs n’a pas caché sa colère. Une colère née, après que certains juges d’applications des peines ont occulté le contenu de la dite loi. En sa qualité de premier responsable du département de la justice, Tayeb Belaïz a exigé du juge de l'application des peines et des directeurs de prison, «censés diriger la politique de rééducation et influer positivement sur le devenir des détenus», «de veiller à l'humanisation des conditions de détention des détenus ». «Les prérogatives du magistrat dans la prise de décision permettra de concrétiser rapidement la politique de rééducation et de réinsertion sociale des détenus. Le but de toute réforme du monde carcéral est de mettre en place des mécanismes qui favorisent une bonne organisation des instruments de rééducation qui permettent la réadaptation des détenus au sein de la société pour retrouver une vie normale et paisible tout en respectant les lois de la société édictée par le pouvoir législatif», a-t-on indiqué. En d’autres termes, au niveau du ministère de la Justice, on plaide l’idée selon laquelle toute réforme des systèmes carcéraux dans le monde doit tendre à favoriser la réintégration sociale des détenus au sein de la société par un traitement positif qui tourne au respect des droits des détenus et la dignité humaine telle qu'elle est réclamée par les défendeurs des droits de l'homme à l'échelle planétaire. C’est dans ce cadre que le ministre de la Justice et garde des Sceaux a demandé aux juges en charge de l’application des peines «d’expliquer aux détenus les conditions leur permettant de bénéficier des mesures rentrant dans le cadre de la loi 05-04 du 06 février 2005, en l’occurrence la liberté conditionnelle ou la permission». «Il faut mener un travail de sensibilisation auprès des détenus. Dans cette loi, il y a des dispositions qui indiquent que le détenu doit connaître ses droits», a martelé Tayeb Belaïz. Il est à noter que dans le milieu carcéral, le juge de l'application des sentences pénales se voit dans l’obligation de s'intéresser à tous les aspects de l'exécution de la peine privative de liberté. Il exerce à ce titre un pouvoir de décision et de contrôle, et il défend les droits des détenus et propose des mesures nécessaires au traitement des condamnés. Mieux, selon la loi 05-04 du 06 février 2005, le détenu, dira Tayeb Belaïz, doit bénéficier de mesures de réinsertion, d’où sa recommandation adressée aux directeurs présents, à savoir : «Je ne veux qu’aucun détenu ne reste face au mur toute la journée. Que ceux qui n’étudient pas doivent être orientés pour subir d’une formation». Sur un autre plan, le ministre de la Justice a exigé à ce que les auxiliaires de la justice, notamment les notaires, répondent aux requêtes des détenus. A ce titre, il a mis en garde ces derniers en prenant à leur encontre des mesures disciplinaires «s’ils venaient à ne pas répondre aux doléances des détenus dans le cadre du strict respect de la loi». «L’insertion du détenu dans la société doit commencer en prison», a conclu Tayeb Belaïz, qui n’a pas hésité de demander à ses vis-à-vis d’exposer en toute transparence leurs vécus professionnels et procéder à une évaluation de la loi 05-04 du 06 février 2005.
A. B.
youcefabder@hotmail.com

Nombre de lectures : 283

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site