Formels sont le chef d’exploitation du barrage de Beni-Haroun et le ministre des Ressources en eau : ce barrage ne constitue aucun danger.
«Ce sont les infiltrations d’eau qui dérangent et ne nous connaissons pas l’origine. Mais, cela ne représente aucun danger car c’est minime», a assuré le ministre des Ressources en eau. Manaâ Azzeddine, chef d’exploitation du barrage de Beni- Haroun a expliqué, lors de son intervention au cours de cette réunion, que toutes les anomalies sont en cours de résorption pour assurer une bonne stabilité et atteindre son niveau d’exploitation. «Une seule anomalie fait parler d’elle : ce sont ces résurgences qui sont apparues sur le rocher, suite à une légère crue enregistrée en décembre 2003 et qui a fait monter le niveau d’eau à 145,13 m», a expliqué M. Manaâ Azzeddine. Il ajoute qu’en 2004, un panel d’experts a préconisé deux solutions, à savoir le renforcement du rideau d’étanchéité existant et la réalisation d’un réseau de drainage pour soulager les fondations et le transfert d’une partie de la charge exercée au niveau des drains de la galerie 100 vers l’extérieur. Le chef d’exploitation du barrage a souligné que les efforts ont fourni une sécurité globale satisfaisante. «Un panel d’experts est attendu au courant du mois de décembre pour se rendre sur site», a-t-il encore annoncé. «L’année prochaine, la capacité du barrage sera revue à la hausse pour atteindre 600 millions de m3 et 940 millions de m3 en 2009 et en toute sécurité», a souligné Sellal. A noter que cette station géante, située au cœur de tout le système de transfert d’eau à partir du grand barrage, est considérée comme l’une des plus importantes au monde. Le coût de celle-ci, dont la réalisation a été confiée à un groupement d’entreprises étrangères, est de 3,59 milliards de dinars en plus d’une partie transférable évaluée à 83,34 millions d’euros. La station permet un débit de 23 000 litres/seconde sur une hauteur de plus de 700 m, grâce à une puissance de 2x 90 mégawatts. Elle servira au transfert de l’eau vers le bassin-tampon de Aïn-Tinn puis vers le barrage-réservoir de Oued Athmania, dotés tous deux de stations de traitement destinées à alimenter 3 couloirs vers Mila et 10 localités de la wilaya, vers Chelghoum Laïd, au sud, et vers Constantine. Il est destiné à améliorer et à sécuriser l'alimentation en eau potable de près de quatre millions d'habitants répartis sur le territoire de six wilayas. Il permettra également l'irrigation de plus de 40 000 ha dans les périmètres de Téléghma, Remila-Ouled-Fadel, Chemora et Batna-Aïn-Touta. Le président de la République avait menacé de le fermer après avoir eu écho du «danger sur la population et l’écologie». M. O. molesoir@yahoo.fr
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