Actualités : LE MDS PARTICIPE AUX ÉLECTIONS AVEC UNE SEULE LISTE COMMUNALE
«La nouvelle loi électorale nous a sanctionnés»


Ayant affiché sa participation aux élections locales du 29 novembre prochain, le Mouvement démocratique et social (MDS), aile Hocine Ali, ne peut finalement se présenter que dans une seule commune sur tout le territoire national, à Saïda. Sur neuf listes présentées, une seule a été retenue.
Rosa Mansouri - Alger (Le Soir) - Le MDS, ayant obtenu un siège à l’APN pour la wilaya de Mascara, lors des dernières législatives, a du mal à ancrer cette nouvelle position politique dans l’esprit des militants du parti d’El Hachemi Chérif qui s’est distingué pendant de longues années par le rejet des urnes. Dans une conférence de presse animée hier au siège du parti, M. Hocine Ali impute la responsabilité de ne présenter qu’une seule liste à la nouvelle loi électorale promulguée par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni et qui exige des partis de réunir un nombre déterminé de signatures selon le nombre d’électeurs. «Le pouvoir se taille une loi électorale sur mesure, qui dicte aux citoyens les listes et les partis à choisir. Cette loi antidémocratique et anticonstitutionnelle constitue une bouée de sauvetage pour les corrompus», s’est insurgé le conférencier en exprimant sa méfiance quant à la «volonté du pourvoir de moraliser la vie politique et financer la démocratie «sachant qu’il est lui-même corrompu et incapable de financer l’économie productive». «Cette loi a sanctionné les partis démocratiques pour maintenir la force des partis du pouvoir», ajoute-t-il. Après analyse du procédé utilisé par le ministre Zerhouni et le fameux questionnaire adressé aux électeurs, le MDS soupçonne le département de l’intérieur de vouloir aller «vers une réduction du nombre des électeurs pour anticiper sur une forte abstention et augmenter le taux de participation». Ballottant entre l’ombre et la lumière, cette aile du MDS, qui a déjà un pas dans la campagne électorale, maintient l’autre pas dans le rejet de cette élection en signalant, bien que très tard, «que l’organisation d’une consultation électorale démocratique digne de ce nom nécessite de réunir les conditions de la confiance citoyenne en démocratisant en profondeur toutes les sphères de la vie. Il préconise, entre autres, d’amender les codes communal et de wilaya, de l’information, ceux de la famille, ainsi que toutes les lois répressives de la liberté d’expression. L’absence de ces conditions, explique M. Hocine Ali, «sont des raisons valables pour le report des élections et leur préparation ». Il s’agit là d’une incohérence de la part de cette aile du MDS qui, à la fois, accepte d’entrer dans la course électorale mais défend une position connue par le parti qui est l’absence des conditions nécessaires pour des élections transparentes. Le MDS regrette-t-il d’avoir franchi le pas ou se sent-il menacé par la sanction de ses militants. En tout cas pour le conférencier, «le fait de ne pas pouvoir présenter des listes dans toutes les communes ne trouve pas ses raisons chez les militants mais uniquement dans les blocages de l’administration». Comme consigne de vote, le MDS appelle les votants «à disqualifier les partis du système et des islamistes au profit des démocrates.
R. M.



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