Priorité des pouvoirs publics, la lutte «contre la violence routière» est soutenue ces dernières années par la mise en place d’équipements dissuasifs sur les routes, en l’occurrence les radars. Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Ainsi la Sûreté nationale et la Gendarmerie nationale n’ont pas hésité à user de ce dispositif répressif qui, selon eux, contribuera sensiblement à chuter le nombre de décès sur les routes. La preuve, la Gendarmerie nationale compte renforcer les équipements dissuasifs sur les routes algériennes en procédant à l’installation de 400 radars d’ici à 2010. Question : les radars actuellement utilisés sont-ils véritablement un moyen de répression fiable pour faire face au phénomène du terrorisme de la route ? Selon des experts du Centre national de prévention routière CNPR), la vitesse est directement désignée comme principale cause du terrorisme routier. Avec à la clé, cette observation qui démontre que les tués appartiennent généralement à une tranche d’âge qui varie entre 20 et 35 ans. Hier, au Salon international du contrôle technique automobile et de la prévention routière (Sicta) qui s’est tenu à la Safex du 14 au 17 du mois en cours, une rencontre avec la presse a eu lieu avec le constructeur allemand de radars et des systèmes de sécurité (Radarlux) autour de l’importance des radars dans la sécurité routière. A ce titre et à en croire des indiscrétions, cette société allemande qui travaille depuis six ans avec la Gendarmerie nationale et la Sûreté nationale, est actuellement en discussion avec ses partenaires algériens pour de nouvelles fournitures en matière de radars et outils de contrôle de vitesse et autres outils de prévention. En effet, étant à la fois fournisseur et fabricant, Radarlux dispose «de moyens nécessaires pour adapter ses produits à l’exigence de sa clientèle ». C’est dans ce cadre que cette entreprise compte équiper prochainement, a-t-on appris de bonnes de sources, les structures algériennes en charge de la sécurité routière de «nouveaux radars basés sur un système de mesure de la vitesse et de la proximité avec une haute précision et un taux de détection élevé au niveau du traitement des images (identification des contrevenants). Il est à noter qu’aujourd’hui, le contrôle par radar s’effectue soit par un système dit «système embarqué » (il s’agit d’un contrôle de la vitesse à partir d’un véhicule en stationnement) qu’utilise très souvent la Gendarmerie nationale soit par système mobile sur trépied. Ce dernier inclut tous les accessoires. Utilisé par la Sûreté nationale, ce système est compact, léger et son montage et utilisation sont simples et rapides. Toutefois, à la différence des pays développés, il n’existe pas en Algérie de système de radar fixe, ou communément appelé radar sur cabine au sol ou sur pôle. Il n’en demeure pas moins qu’en Algérie, les quelques sites où est signalée la présence des radars sont ceux où se produisent beaucoup d'accidents corporels, où la vitesse est souvent en cause dans la survenance de ces accidents et où les contrôles sont difficiles à réaliser avec les moyens humains. Il reste à savoir si l’utilisation du radar comme un moyen de dissuasion peut atténuer le nombre des accidents de la circulation routière ? A titre d’exemple, en France un arrêté interministériel a décidé de l’installation de 10 000 nouveaux radars à l’horizon 2010. A. B. youcefabder@hotmail.com
Nombre de lectures : 584
|