dimanche 18 novembre 2007
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Régions : CAMPAGNE ÉLECTORALE A BOUIRA
Tayeb Louh défend le FLN et le gouvernement


Venu à Chorfa, commune située à 50 km à l’est de Bouira, dans le cadre de la campagne électorale, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale n’a pas ôté sa casquette de ministre ; bien au contraire, il en assumera pleinement le rôle.
En effet, dès le début de son intervention au niveau du centre culturel plein à craquer, le ministre FLN a essayé tout au long de son intervention de plaider la cause du gouvernement en faisant, comme c’est d’usage depuis belle lurette, l’apologie du président Bouteflika et toutes ses entreprises, notamment l’injection de l’argent de la rente du pétrole dans les grands projets au lieu de le distribuer comme cela se faisait malheureusement dans les années 1970 et 1980. Ainsi, M. Louh, qui s’est dit très content de se retrouver devant des centaines de citoyens dont la majorité était des jeunes, rappellera les grands projets lancés dans les années 1980 comme le métro, l’aéroport, l’autoroute et les barrages mais jamais achevés surtout après le krach pétrolier de 1986. Puis vint la récession économique et la panne complète qui ont poussé le pays vers un ajustement structurel dans des conditions draconiennes et impopulaires dictées par le FMI et qui se sont traduites par la fermeture de centaines d’usines et le licenciement de dizaines de milliers de travailleurs. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’Algérie était confrontée pendant ces années-là au terrorisme. Puis vint l’année 1999 et l’arrivée au pouvoir du président Bouteflika. D’après le ministre Louh, ce n’est qu’après la venue de Bouteflika et la politique de clairvoyance qu’il adopta que les Algériens ont commencé à cueillir les fruits du retour de la paix, puis de la reprise des grands projets restés en veille depuis des dizaines d’années. Ainsi, le ministre FLN se montrera très satisfait du travail du gouvernement auquel il appartient et son promoteur, le président de la République, Bouteflika. Il dira à l’assistance que ceux qui parlent ironiquement d’embellie financière sachent que le président avait décidé dès le début d’injecter cet argent dans des projets structurants qui puissent assurer aux générations futures les infrastructures de base dont l’Algérie a tant besoin et sans lesquelles aucun développement n’est possible. Le ministre parlera de l’aéroport international qui est achevé, de l’autoroute est-ouest en cours de réalisation, des barrages construits, des centaines de logements, d’établissements, de collèges, de lycées et autres centres et cités universitaires bâtis, de routes réhabilitées et de centaines de communes qui ont bénéficié d’aménagements urbains qui ont pu leur donner l’image de villes au lieu de villages qu’elles étaient. Mais, poursuit le ministre dans sa logique, tous ces grands projets ayant été entamés pendant la deuxième phase d’édification du pays après la première consistant en le rétablissement de la paix grâce aux deux chartes de concorde civile et de la réconciliation nationale, le FLN fera tout pour soutenir le président à postuler pour un troisième mandat afin que l’édification du pays soit véritable et irréversible. Pour ce faire, M. Louh parlera de la nécessité de la révision de la Constitution pour introduire les articles permettant au président de postuler pour un troisième mandat. A la fin, le ministre, parlant de développement local, invitera les élus locaux à se rapprocher du gouvernement et fera remarquer que le mieux serait de voir les APC détenues par le FLN avec qui le contact est facile et direct. Rappelons que lors de cette conférence, outre le ministre Louh, il y avait Kara Mohamed Seghir, député et ex-ministre, qui a intervenu pour rappeler le passé glorieux de la région de M’chedallah et la nécessité d’œuvrer pour que cette région retrouve sa place et le développement qu’elle réclame après avoir été délaissée par les responsables de la wilaya, allusion au wali et son staff, qui ont toujours avancé le prétexte de zone chaude alors que la population est très mûre et ne réclame que sa prise en charge effective par l’Etat. L’ex-ministre présenta à l’assistance la tête de liste APC, Merzouk Moussa, industriel ayant vécu aux États-Unis pendant une quinzaine d’années avant de rentrer au pays, et la tête de liste APW, Gaci Abdelkader, cadre de wilaya et secrétaire général de l’APC de Lakhdaria.
Y. Y.

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