dimanche 18 novembre 2007
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Régions : SKIKDA
Y aura-t-il un tsunami PT ?


Les locales du 29 novembre 2007, contrairement aux précédentes, ont un nouveau venu, le PT, qui n’entend nullement faire de la figuration. Revigoré par les deux sièges de députés remportés à l’issue des législatives du 17 mai 2007, le Parti des travailleurs ne compte pas s’arrêter là.

Certes, la tâche n’est pas aisée face aux mastodontes de l’alliance présidentielle, FLN, RND et MSP, mais la confiance et les relents de mobilisation en faveur des candidats par des franges de la population incitent à l’optimisme. «Sans exagérer, c’est à un véritable tsunami que la scène politique locale devra faire face», nous dira l’un des têtes de liste. Des candidats jeunes et inconnus au bataillon sont les deux caractéristiques du parti de Louisa Hanoune. Figure charismatique, cette dernière est à coup sûr l’attrait principal des électeurs. «Les Skikdis n’ont pas le choix, ils ont essayé avec le FLN, le RND et El Islah, et ont constaté par eux-mêmes l’échec. Ils leur restent le PT», déclare un militant «convaincu». «Le prochain quinquennal sera décisif. Les citoyens s’ils n’élisent pas nos candidats n’auront pas le droit de nous juger ni nous associer à un quelconque échec de la nation, localement y compris», conclut-il, conscient de la charge de travail qui les attend. «C’est une flèche empoisonnée qui nous attend, et nous nous attellerons à l’extirper tout au long de notre mandat», pour reprendre les propos de Djebien Mohammed, tête de liste APC de Skikda. Tous les candidats ont signé un engagement avec leur tutelle, intitulé «spécimen d’engagement des candidats du PT aux APC et APW» qui s’articule autour de 8 points essentiels. Parmi eux, il convient de souligner incontestablement le plus important. «En cas de divergences politiques majeures avec le parti, au sujet du contenu de ce programme, je me dois de remettre ma démission à l’APC, vu que le mandat appartient au parti». La culture de la démission a été de tout temps bannie des actions des officiels. Présent dans 26 communes, le parti n’a pu se structurer dans deux daïras, El Harrouch et Ouled Attia. A l’APW, les noms des candidats ont été sélectionnés sur la base de l’indice d’ancienneté et de dévouement. Tazir Bachir, coordinateur de la section de SKikda et gérant d’une coopérative agricole est tête de liste. Il est suivi de Slimani Aïdi, Ben Zaïd Abdennour, Fartas Azzedine et Djouamaâ Azzedine, originaires respectivement de Sidi Mezghiche, Djendel, Skikda et Aïn Kechra. L’élément féminin est représenté par Fedjiria Laaridji, diplômée en chômage, classée à la 14e place. Concernant l’APC, la représentativité féminine est mieux lotie, Rouag Samia, avocate, est placée en quatrième position, une sorte d’appui juridique aux confrères. La liste communale paraîtrait plus «intéressante » bien que des noms plus connus soient en 5e et 6e position. Il s’agit respectivement de Younès Bouacida Salim, cadre à la DTP, et Sahraoui Karim, adjoint d’éducation, Djebien Mohamed, déjà cité, cadre à la Cnas, est tête de liste, Aâmiour Abdelwahab et Boufercha Djamila sont les poursuivants. S’inscrivant dans le cadre des orientations générales de la politique du parti, la stratégie locale a pour devise «La souveraineté nationale garante du développement local». Pour le moment, notre interlocuteur, Mohamed Djebien, s’il est élu, compterait beaucoup sur l’implication des comités de quartier. Parmi ses préoccupations figurent le plan de circulation urbain, les droits des agents communaux d’hygiène et l’application de l’ouverture au public des sessions de l’APC. Deux faits pour conclure. Le premier, la faible représentativité féminine au sein d’un parti ayant tiré ses références des positions d’une femme, Louisa Hanoune. Le deuxième, la non-application effective du critère fixant à six mois de militantisme pour pouvoir figurer sur la liste de candidatures aux assemblées.
Zaïd Zoheïr

Journées portes ouvertes sur les dons de la pharmacie internationale

L’association Les amis du malade a organisé des journées portes ouvertes à l’occasion de la 3e année de sa création, coïncidant avec le 14 novembre, au niveau de son local sis à l’hôpital de Skikda.
Une exposition sur les derniers dons en produits pharmaceutiques par la pharmacie humanitaire internationale, présidée par Jean-Luc Camelot, a été initiée dans le but de faire connaître aux malades non affiliés les médicaments livrés par voie maritime, en juillet dernier. Les spécialités qui en ont été dotées sont la cardiologie, la gastrologie, la pneumologie, l’urologie, la gynécologie, la neurologie en plus de la réception de divers médicaments antiinflammatoires et Veino Tonic. «Nous avons même pu nous procurer des médicaments indisponibles sur le marché local, donc qui ne figurent pas dans la nomenclature nationale, mais qui peuvent être introduits localement sans grande entrave », nous dira le président de l’association, Tougari Salah. Et d’enchaîner : «Le souci de notre association versée dans le domaine caritatif est de ne pas empiéter sur l’activité des pharmaciens. C’est pour cela que nous avions préconisé toute une batterie de procédures, dont la plus importante est de mettre à la disposition du bénéficiaire de notre don un formulaire à remplir et à faire signer par ce dernier, son médecin traitant et notre association, et ce, aux fins d’éviter tout fâcheux imprévu.» Des consommables figurent aussi dans les stands de l’exigu local, des seringues de lavage et de gavage, des sachets urinaires, des pelinex, du matériel pour anesthésie et d’endoscopie. L’association dispose aussi du matériel lourd : des fauteuils roulants, matelas anti-escarres, les déambulateurs, des lits articulés avec télécommande et orthopédiques. Durant les trois années de son existence, l’association a essayé d’en faire bon usage, à travers des distributions bénéfiques aux malades non affiliés, plus particulièrement en ciblant les plus démunis. Le président de l’association ne tarit pas d’éloges quant à l’aide fournie par les autorités de wilaya dont la DAS (Direction des affaires sociales), mais relève l’épineux problème de l’absence d’un siège en mesure de contenir un plus grand nombre de médicaments. «Vous voyez par vous-même l’entassement des médicaments et la difficulté de répondre à un besoin formulé en la matière qui va en s’accroissant. Sachez aussi que le matériel lourd est stocké à la DAS, qui nous apporte une précieuse aide. Cela dit, nous lançons par le biais de votre journal un appel aux instances compétentes pour qu’elles nous dotent d’un local plus approprié à nos activités».
Z. Z.

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