
Régions : SKIKDA Y aura-t-il un tsunami PT ?
Les locales du 29 novembre 2007, contrairement aux précédentes, ont un nouveau venu, le PT, qui n’entend nullement faire de la figuration. Revigoré par les deux sièges de députés remportés à l’issue des législatives du 17 mai 2007, le Parti des travailleurs ne compte pas s’arrêter là.
Certes, la tâche n’est pas aisée face aux mastodontes de l’alliance
présidentielle, FLN, RND et MSP, mais la confiance et les relents de
mobilisation en faveur des candidats par des franges de la population
incitent à l’optimisme. «Sans exagérer, c’est à un véritable tsunami que
la scène politique locale devra faire face», nous dira l’un des têtes de
liste. Des candidats jeunes et inconnus au bataillon sont les deux
caractéristiques du parti de Louisa Hanoune. Figure charismatique, cette
dernière est à coup sûr l’attrait principal des électeurs. «Les Skikdis
n’ont pas le choix, ils ont essayé avec le FLN, le RND et El Islah, et
ont constaté par eux-mêmes l’échec. Ils leur restent le PT», déclare un
militant «convaincu». «Le prochain quinquennal sera décisif. Les
citoyens s’ils n’élisent pas nos candidats n’auront pas le droit de nous
juger ni nous associer à un quelconque échec de la nation, localement y
compris», conclut-il, conscient de la charge de travail qui les attend.
«C’est une flèche empoisonnée qui nous attend, et nous nous attellerons
à l’extirper tout au long de notre mandat», pour reprendre les propos de
Djebien Mohammed, tête de liste APC de Skikda. Tous les candidats ont
signé un engagement avec leur tutelle, intitulé «spécimen d’engagement
des candidats du PT aux APC et APW» qui s’articule autour de 8 points
essentiels. Parmi eux, il convient de souligner incontestablement le
plus important. «En cas de divergences politiques majeures avec le
parti, au sujet du contenu de ce programme, je me dois de remettre ma
démission à l’APC, vu que le mandat appartient au parti». La culture de
la démission a été de tout temps bannie des actions des officiels.
Présent dans 26 communes, le parti n’a pu se structurer dans deux
daïras, El Harrouch et Ouled Attia. A l’APW, les noms des candidats ont
été sélectionnés sur la base de l’indice d’ancienneté et de dévouement.
Tazir Bachir, coordinateur de la section de SKikda et gérant d’une
coopérative agricole est tête de liste. Il est suivi de Slimani Aïdi,
Ben Zaïd Abdennour, Fartas Azzedine et Djouamaâ Azzedine, originaires
respectivement de Sidi Mezghiche, Djendel, Skikda et Aïn Kechra.
L’élément féminin est représenté par Fedjiria Laaridji, diplômée en
chômage, classée à la 14e place. Concernant l’APC, la représentativité
féminine est mieux lotie, Rouag Samia, avocate, est placée en quatrième
position, une sorte d’appui juridique aux confrères. La liste communale
paraîtrait plus «intéressante » bien que des noms plus connus soient en
5e et 6e position. Il s’agit respectivement de Younès Bouacida Salim,
cadre à la DTP, et Sahraoui Karim, adjoint d’éducation, Djebien Mohamed,
déjà cité, cadre à la Cnas, est tête de liste, Aâmiour Abdelwahab et
Boufercha Djamila sont les poursuivants. S’inscrivant dans le cadre des
orientations générales de la politique du parti, la stratégie locale a
pour devise «La souveraineté nationale garante du développement local».
Pour le moment, notre interlocuteur, Mohamed Djebien, s’il est élu,
compterait beaucoup sur l’implication des comités de quartier. Parmi ses
préoccupations figurent le plan de circulation urbain, les droits des
agents communaux d’hygiène et l’application de l’ouverture au public des
sessions de l’APC. Deux faits pour conclure. Le premier, la faible
représentativité féminine au sein d’un parti ayant tiré ses références
des positions d’une femme, Louisa Hanoune. Le deuxième, la
non-application effective du critère fixant à six mois de militantisme
pour pouvoir figurer sur la liste de candidatures aux assemblées.
Zaïd Zoheïr
Journées portes ouvertes sur les dons de la pharmacie
internationale
L’association Les amis du malade a organisé des journées portes
ouvertes à l’occasion de la 3e année de sa création, coïncidant avec le
14 novembre, au niveau de son local sis à l’hôpital de Skikda.
Une exposition sur les derniers dons en produits pharmaceutiques par la
pharmacie humanitaire internationale, présidée par Jean-Luc Camelot, a
été initiée dans le but de faire connaître aux malades non affiliés les
médicaments livrés par voie maritime, en juillet dernier. Les
spécialités qui en ont été dotées sont la cardiologie, la gastrologie,
la pneumologie, l’urologie, la gynécologie, la neurologie en plus de la
réception de divers médicaments antiinflammatoires et Veino Tonic. «Nous
avons même pu nous procurer des médicaments indisponibles sur le marché
local, donc qui ne figurent pas dans la nomenclature nationale, mais qui
peuvent être introduits localement sans grande entrave », nous dira le
président de l’association, Tougari Salah. Et d’enchaîner : «Le souci de
notre association versée dans le domaine caritatif est de ne pas
empiéter sur l’activité des pharmaciens. C’est pour cela que nous avions
préconisé toute une batterie de procédures, dont la plus importante est
de mettre à la disposition du bénéficiaire de notre don un formulaire à
remplir et à faire signer par ce dernier, son médecin traitant et notre
association, et ce, aux fins d’éviter tout fâcheux imprévu.» Des
consommables figurent aussi dans les stands de l’exigu local, des
seringues de lavage et de gavage, des sachets urinaires, des pelinex, du
matériel pour anesthésie et d’endoscopie. L’association dispose aussi du
matériel lourd : des fauteuils roulants, matelas anti-escarres, les
déambulateurs, des lits articulés avec télécommande et orthopédiques.
Durant les trois années de son existence, l’association a essayé d’en
faire bon usage, à travers des distributions bénéfiques aux malades non
affiliés, plus particulièrement en ciblant les plus démunis. Le
président de l’association ne tarit pas d’éloges quant à l’aide fournie
par les autorités de wilaya dont la DAS (Direction des affaires
sociales), mais relève l’épineux problème de l’absence d’un siège en
mesure de contenir un plus grand nombre de médicaments. «Vous voyez par
vous-même l’entassement des médicaments et la difficulté de répondre à
un besoin formulé en la matière qui va en s’accroissant. Sachez aussi
que le matériel lourd est stocké à la DAS, qui nous apporte une
précieuse aide. Cela dit, nous lançons par le biais de votre journal un
appel aux instances compétentes pour qu’elles nous dotent d’un local
plus approprié à nos activités».
Z. Z.
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