jeudi 13 décembre 2007
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Chronique du jour
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Culture
Livres
 
 
Nos archives en HTML
 

LA TRÈS TRÈS LENTE AGONIE DU TERRORISME ÉTERNELLEMENT FINISSANT !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Echange villa haut standing à Hydra plus somme d’argent contre F2 à Khemis-El-Khechna. 

Urgent !

Il n’a pas 17 ans. Il n’était pas brillant élève dans son école. Il n’a pas un visage d’ange. Il n’a pas non plus un visage de démon. Il a le visage qu’a décrit ce témoin à Zerhouni : «Tu le vois, tu ne te dis pas !». Ben oui ! L’un des kamikazes, un homme de plus de 50 ans, a le visage de tout le monde. Il a surtout l’allure du bon papy, père et grand-père de famille peinard, de ceux que vous croisez tous les jours, sur le chemin du marché ou sur un banc public à chauffer ses rhumatismes au soleil. Sur la photo, ce papy, répondant au doux nom de Aâmi Brahim, tient un kalachnikov et affiche un regard déterminé. Tout le contraire de ces «résidus» de terrorisme, ces bandes d’égarés qui agiraient en dehors de toute idéologie comme la version officielle tente de nous les présenter à chaque fois. Mardi encore, le soir même du double attentat, le ministre de la sécurité publique a affirmé que ce genre d’attentats prouve la faiblesse des groupes terroristes. Le type même d’absurdité qui vous réveille à 9h 42mn, un 11 de n’importe quel mois avec une gueule de bois d’enfer. Juste parce que vous ne comprenez pas que des mecs qui agissent sans idéologie, de minables coupeurs de route déguenillés et pouilleux puissent planifier aussi minutieusement leurs opérations, les synchroniser avec une précision à faire pâlir de jalousie un joaillier suisse et réduire en cendres et en poussière l’un des centres diplomatiques de la capitale. Avant le manque de vigilance citoyenne, il y a l’arnaque au «terrorisme agonisant». On ne peut plus, en 2007, à l’heure du terrorisme global, continuer de gérer les maquis comme on le faisait du temps de Napoli, de Flicha, du GIA ou de l’AIS. Le temps des tangos aux doigts coupés et enduits de henné et qui fondraient à dos de cheval sur Alger est révolu. Certes. Mais il a laissé place aux temps actuels, ceux des bonnes bouilles de papy ou d’écoliers modèles, les messieurs tout-le-Monde. Ces quidams que l’on aiderait presque à traverser la rue ou à faire leurs devoirs. S’ils nous en laissaient le temps. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

Nombre de lecture : 4186

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site