samedi 15 décembre 2007
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Actualités : AHMED OUYAHIA :
«Il n’y a pas de solution politique au terrorisme»


Il n’y a pas de solution politique au terrorisme, selon le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, qui, contradictoirement, soutient la réconciliation nationale. Approuvant le projet de révision de la Constitution, Ahmed Ouyahia refuse, cependant, de se prononcer sur la question du 3e mandat. Il écarte derechef de présenter sa candidature au scrutin présidentiel de 2009.

Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Le Conseil national du Rassemblement national démocratique (RND) a tenu ce week-end à l’hôtel Erryadh à Alger sa 9e session ordinaire. A l’issue des travaux, le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, a animé une conférence de presse. A cette occasion, celui-ci a «condamné vigoureusement les lâches attentats». Des attentats que «perpétuent encore les groupes résiduels terroristes, isolés de la population et acculés par la lutte farouche que leur livrent les forces de sécurité de la République». Le RND «réitère son soutien à la lutte anti-terroriste et salue les sacrifices héroïques des forces de sécurité, à leur tête l’ANP, ainsi que des Patriotes». Pour le RND, la classe politique ne doit pas cesser de condamner le terrorisme qui «vise les Algériens sans exception ainsi que l’Algérie». Parce que «c’est une guerre qui se prolonge. Nous aurons encore des morts, il ne faut pas se leurrer» et parce que les actes des kamikazes, des «barbares», sont imparables, Ahmed Ouyahia en appelle à «la mobilisation et à la vigilance de toute la population» mais aussi sur le développement du renseignement et davantage de coopération internationale concrète. Des atouts indispensables pour «barrer la voie à la lâcheté du terrorisme et pour accélérer la disparition définitive de ce phénomène criminel». Affirmant qu’«il n’y a pas de solution politique au terrorisme», Ahmed Ouyahia exige de clouer au pilori tous les chantres de cette option dont des membres du FIS-dissous. En arguant que «le retour au FIS est exclu» et en rappelant l’opposition du GIA au processus de dialogue engagé durant les années 90. Pour autant, le secrétaire général du RND se contredit en se suffisant par ailleurs de la réconciliation nationale. Celle-ci étant «un choix stratégique pour panser les blessures de la nation et aboutir à la réconciliation de tous les Algériens avec eux-mêmes». Pour ce parti, «la persistance d’actes terroristes isolés ne saurait valider un quelconque doute quant à la légitimité et au succès de la réconciliation nationale, souverainement décidée par le peuple algérien à une majorité écrasante». Selon son leader, «soucieux de la consolidation de la stabilité nationale et du parachèvement du processus de redressement national, le RND tient à renouveler sa satisfaction devant l’annonce faite par le président de la République, le 4 juillet 2006, de présenter un projet de révision de la Constitution». Ainsi, «le moment est, aujourd’hui, plus approprié que jamais pour la concrétisation de ce projet », selon Ahmed Ouyahia même si ce dernier a refusé d’être plus prolixe à ce sujet. En méconnaissant le droit à toute formation politique dont la sienne, de formuler des propositions de révision constitutionnelle, et en refusant également de se prononcer sur la question du 3e mandat, Ahmed Ouyahia estime qu’il «y a 99 problèmes plus graves à régler» et que «le chemin est encore long» avant l’échéance présidentielle du second semestre 2009. Cela en précisant qu’il a refusé récemment de signer un communiqué commun aux trois partis membres de l’Alliance présidentielle et soutenant cette idée de 3e mandat, en précisant qu’il revient aux instances dirigeantes du RND de se prononcer. Dans le même ordre d’idées, Ahmed Ouyahia a écarté derechef de présenter sa candidature au scrutin présidentiel de 2009, arguant du respect «des engagements que j’ai pris». Abordant la récente visite en Algérie du président français Nicolas Sarkozy, Ahmed Ouyahia a considéré que c’était «une visite positive, correcte», même si notre pays a besoin davantage de transfert de technologie que d’investissements financiers. Et, le patron du RND apportant son soutien au ministre des Moudjahidine, Mohamed Chérif Abbas, de considérer la revendication de la repentance des crimes coloniaux comme un droit légitime, un «postulat à deux pieds» et une condition primordiale à l’amélioration de la relation algéro-française.
C. B.

LE RND SE FÉLICITE DES PROGRÈS ÉLECTORAUX ENREGISTRÉS
Le 3e congrès se tiendra dans le courant du 1er semestre 2008

Le 3e Congrès ordinaire du RND se tiendra dans le courant du premier semestre de l’année 2008, le Conseil national de cette formation de décider. Ce conseil a également décidé la Constitution d’une commission nationale préparatoire de ce Congrès, regroupant 150 membres des instances du parti et initié sous la houlette du secrétaire général. Cela étant, le RND se «félicite» des progrès concrets enregistrés lors des élections des assemblées locales du 29 novembre 2007. A ce propos, Ahmed Ouyahia a admis les alliances électorales «la où c’est possible». En rappelant que le RND a enregistré une évolution entre les élections locales de 2002 et celles de 2007, avec plus de 30% des voix. Il a également enregistré une évolution de plus de 20% en termes de sièges aux APC et de plus de 60% de communes présidées par le RND, outre, plus de 25% en termes de sièges aux APW et l’augmentation de 3 à 10 du nombre d’APW présidées par le RND
C. B.

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