mardi 25 décembre 2007
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QUE PEUT-IL DIRE DE PLUS ?

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Déclaration de Ali Tounsi : «Ne doivent rester dans les rangs de la police que ceux qui sont en mesure de combattre le terrorisme.»

Ça va gonfler les chiffres du chômage !

Aujourd’hui encore, des gens à qui il faut reconnaître un sens de la patience poussé jusqu’à l’héroïsme attendent que Abdekka parle, dise quelque chose après le double attentat du 11 décembre. Nous sommes le 25, et j’ai encore lu hier un lamento déchirant sur le silence du chef de l’Etat. M’enfin ! En 2007, que peut dire de plus Boutef’ sur les terroristes qu’il n’ait déjà dit ? A quelques heures de 2008, y a-t-il encore quelque chose que le président n’aurait pas dite sur les tangos ? Très honnêtement, je ne pense pas. Alors, de grâce, cessons les procès d’intention contre le raïs. Arrêtons de guetter une déclaration, un discours ou un communiqué. Sur cette question, il a tout dit. Il l’a dit clairement. Sans équivoque. Il a dit que les terroristes sont nos frères. Il a dit encore que les portes de l’Algérie resteront ouvertes à tous ses enfants, sans distinction. Il a dit encore que les barbus des maquis étaient de braves combattants. Il a dit encore qu’il ne fallait surtout pas les indisposer par des propos malveillants ou blessants. Il a dit encore qu’il se serait bien vu à leurs côtés, là-haut, au sommet de la montagne. Il a dit encore qu’il tenait à leur disposition une cargaison de passeports pour leur permettre de se rendre au Qatar, s’ils le souhaitaient. Il a dit encore que dans la seconde guerre d’Algérie, il n’y avait ni vainqueur ni vaincu. Il a dit encore que les tangos étaient les pauvres victimes de la première violence, celle de l’interruption du processus électoral. Il a dit encore qu’aucune règle grammaticale n’interdisait de mettre le mot «Monsieur» avant le nom d’un boucher. Il a dit encore que les plumes des journalistes étaient plus criminelles et assassines que les balles et les sabres des combattants islamistes. Il a dit tout ça notre président, et beaucoup d’autres choses encore sur les terroristes et sur leur activité préférée, tuer, brûler et exploser. Que voulez-vous lui faire dire de plus ? Voyons ! Voyons ! Il y a belle lurette que Abdekka a tout dit. Tout le bien qu’il pense des valeureux combattants. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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