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Déclaration de Ali Tounsi : «Ne doivent rester dans les
rangs de la police que ceux qui sont en mesure de combattre
le terrorisme.»
Ça va gonfler les chiffres du chômage !
Aujourd’hui encore, des gens à qui il faut reconnaître un sens de la patience
poussé jusqu’à l’héroïsme attendent que Abdekka parle, dise quelque chose après
le double attentat du 11 décembre. Nous sommes le 25, et j’ai encore lu hier un
lamento déchirant sur le silence du chef de l’Etat. M’enfin ! En 2007, que peut
dire de plus Boutef’ sur les terroristes qu’il n’ait déjà dit ? A quelques
heures de 2008, y a-t-il encore quelque chose que le président n’aurait pas dite
sur les tangos ? Très honnêtement, je ne pense pas. Alors, de grâce, cessons les
procès d’intention contre le raïs. Arrêtons de guetter une déclaration, un
discours ou un communiqué. Sur cette question, il a tout dit. Il l’a dit
clairement. Sans équivoque. Il a dit que les terroristes sont nos frères. Il a
dit encore que les portes de l’Algérie resteront ouvertes à tous ses enfants,
sans distinction. Il a dit encore que les barbus des maquis étaient de braves
combattants. Il a dit encore qu’il ne fallait surtout pas les indisposer par des
propos malveillants ou blessants. Il a dit encore qu’il se serait bien vu à
leurs côtés, là-haut, au sommet de la montagne. Il a dit encore qu’il tenait à
leur disposition une cargaison de passeports pour leur permettre de se rendre au
Qatar, s’ils le souhaitaient. Il a dit encore que dans la seconde guerre
d’Algérie, il n’y avait ni vainqueur ni vaincu. Il a dit encore que les tangos
étaient les pauvres victimes de la première violence, celle de l’interruption du
processus électoral. Il a dit encore qu’aucune règle grammaticale n’interdisait
de mettre le mot «Monsieur» avant le nom d’un boucher. Il a dit encore que les
plumes des journalistes étaient plus criminelles et assassines que les balles et
les sabres des combattants islamistes. Il a dit tout ça notre président, et
beaucoup d’autres choses encore sur les terroristes et sur leur activité
préférée, tuer, brûler et exploser. Que voulez-vous lui faire dire de plus ?
Voyons ! Voyons ! Il y a belle lurette que Abdekka a tout dit. Tout le bien
qu’il pense des valeureux combattants. Je fume du thé et je reste éveillé, le
cauchemar continue.
H. L.
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